Le dernier Prince d'Egypte

L'Égypte ancienne est la terre des pharaons, des pyramides, des tombeaux et des sarcophages mais aussi la terre des complots, des affaires de cour et des assassinats.
Personne n'y est en sécurité même pas le sculpteur du souk, un mot, un cadeau, une visite de trop peut vous précipiter dans un enfer ou tout le monde est susceptible de vouloir votre mort.

C'est dans ce climat qu'un nouveau prince d'Égypte est née, accompagné d'une prophétie :
« Un jour, un enfant naîtra. »
« Honoré et chassé, il engendrera l'admiration et la haine. »
« Mais quand le Nil lui apportera sa destinée, l'Égypte renaîtra. »

Cette enfant, c'était le fils cadet du couple royal, un garçon né brun et roux avec de grands yeux vert qui semblait percer l'invisible tel Horus l'Ancien et en l'honneur de la prophétie, le couple royal le nomma Nile.

Nile atteignit ces seize ans avec toute l'innocence et la naïveté d'un enfant et malgré la grande liberté de mouvement dont il jouissait, il était constamment suivi, épié et protégé car il ne se passait pas une journée sans que quelqu'un veuille l'éliminer mais ignorant tout cela il prenait plaisir à se balader entre les plantations de papyrus et à se baigner dans les zones peu profondes du Nil.

Un jour alors qu'il se baladait au port en regardant les barques revenir pleines de poisson, il entendait un éclat de voix provenant d'un navire diplomatique, il leva la tête.
 
- Mais lâchez moi !
- Avance esclave !
- Esclave ?!
 
Un marin fut projeté tête la première dans le Nil, il nagea jusqu'à la rive en injuriant la jeune fille aux mains lié qui s'était montré sur le pont, elle n'était pas égyptienne elle était beaucoup trop pale pour ça, sa peau était presque blanche, elle regardait avec mépris le pauvre marin qui essorait ses vêtements, Nile s'approcha de lui.
 
- Qui est cette jeune fille ?
- Ne faites pas attention à elle mon prince, c'est une esclave venu de Chine, un cadeau de l'Empereur.
- Je ne suis pas une esclave !
 
La jeune fille avait élevé la voix et le regard du prince se reporta sur elle, elle avait comme lui des yeux vert, un peu plus foncé tout de même, son regard était bien dur pour quelqu'un de son age, car elle avait l'air d'avoir à peine 15 ans, elle descendit du navire et se planta droite comme un piquet devant le prince qui sourit d'une telle arrogance.
 
- Qui est tu alors ?
- La fille d'une concubine de l'empereur, on m'a exilé de mon pays à cause de mes relations avec mon demi-frère, le futur empereur.
- Quelle genre de relations ?
- Des relations que tu ne peut même pas imaginer.
 
Le marin, outré du ton familier de la fille avec son prince, l'éloigna violemment du prince, elle trébucha et tomba par terre.
 
- Tait toi sorcière ! N'amène pas le malheur sur notre prince !
- Pouvez vous l'intégrer à ma cours dés demain ?
- Mais enfin, mon Prince ...
- Je croyais que mes désirs était des ordres.
- Comme vous voudrez, mon Prince.
 
La jeune fille se releva, s'épousseta du mieux qu'elle put, observa le prince puis s'inclina respectueusement devant lui.
 
- J'ai hâte d'être à votre service.

Le lendemain, la jeune fille fut présenter par Nile au couple royal, des qu'elle entra le couple la fixèrent avec mépris, l'idée que leur fils Nile, l'espoir de l'Égypte accorde ses faveurs a une étrangère de basse condition sociale les révoltait mais Nile se tenait a cote de la jeune fille, le regard fier et sur de lui alors le couple royal prit tout de même la peine de recevoir la jeune fille.
 
- Alors mon fils, tu veux faire intégrer cette jeune fille a ta cour ?

Nile ferma les yeux quelques secondes, respira profondément puis regarda son père droit dans les yeux avec un regard plein de volonté.
 
- Oui mon père, je souhaite qu'elle fasse partie intégrante de ma cour des aujourd'hui.
- Te rends tu compte de ce que tu nous demande la ?

La pharaonne regardait le prince avec surprise et étonnement, il lui rendit le même regard décidé qu'il avait accorder a son père quelques secondes avant, la pharaonne eut un mouvement de recul, la jeune fille le perçut et avança d'un pas avant que le prince ait pu dire un mot.
 
- Puis je prendre la parole ?
- Non, ne ...
- Accordé.

Le prince et la pharaonne se tournèrent vers le pharaon qui venait d'accorder un immense privilège a la jeune fille, elle sourit puis s'inclina.
 
- En tant que fille de concubine de l'Empereur, j'ai été élevée a la cour et j'ai reçu tout les enseignements que l'on peut recevoir depuis mon plus jeune age.
- C'est a dire ?

La pharaonne ne semblait avoir qu'une seule intention: se débarrasser de cette jeune fille et montrer qu'elle ne méritait pas les faveurs que son fils voulait lui accorder mais la jeune fille bomba le torse et s'inclina devant la pharaonne.
 
- N'en déplaise a sa majesté mais j'ai étudier la philosophie, la médecine, les arts, dont celui de la guerre, la diplomatie, et de nombreux arts martiaux. J'ai été également éduquer a recevoir et a être inviter en société, je connais les protocoles de politesse et je les applique en toute circonstance. Pardonnez mon arrogance du a mon jeune age mais je pense ne pas pouvoir être de mauvaise influence pour le prince et je ne ferai jamais rien qui puisse porter atteinte a mon bienfaiteur qui m'a libérer de la condition d'esclave que l'on voulait m'infliger.

La jeune fille lança un coup d'½il a Nile qui lui sourit fièrement, le couple royal resta silencieux quelques instant, comme s'ils étaient en proie au doute puis le pharaon se redressa sur son trône.
 
- Pourquoi une fille de haut rang, ce que tu prétend être, aurait été présenter a nous par l'Empereur comme une esclave ?
- On m'a accuse de manipuler l'esprit de mon demi-frère, le futur empereur.
- Quel était les preuves ?
- Son souhait de me prendre pour femme, plutôt que la princesse qu'on lui destinait.
- Il doit forcement y avoir une raison, ne serait tu pas grosse ?

Toutes les personnes présentes s'arrêtèrent, choqué par la question de la pharaonne et le silence pesa sur la salle seulement troubler par le grincement de dents de la jeune fille.
 
- Je ne vous permet pas ! La moitié de mon sang me place a l'égal de votre fils et votre question touche trop a mon honneur pour que je me permette de vous répondre en être inférieur ! Je ne suis pas grosse de mon frère, appelez vos plus fameux médecins qu'ils viennent vérifier par eux même si le doute continue a vous emportez !

Le prince se précipita vers la jeune fille qui se débattit de rage de voir son honneur et son intégrité mise en doute.

La pharaonne eut un sourire satisfait, la réponse de la jeune fille était une grave entorse a la conduite qu'elle prétendait avoir.

Le pharaon regarda avec impartialité son épouse satisfaite de sa ruse, le prince paniqué de voir sa protégée au bord de la sentence de mort et la jeune fille qui se débattait dans les bras du prince prise d'une crise de nerf apparemment incontrôlable.
 
- Tu n'as pas été élevée et tu ne réagit pas comme une princesse, ainsi je ne te considérerait donc pas comme telle.
- Comment ?!
- Ça suffit, s'il te plaît, calme toi !
- Que je me calme ?! J'ai sauver mon demi-frère de la mort, en me battant, en m'empoisonnant, en me taisant et en souffrant et on s'attaque a notre honneur alors non, je ne me calmerai pas !
- Je vais t'intégrer a la cour de mon fils.
- Père ! Je vous-
- A une condition.
- Laquelle ?

La jeune fille se tenait droite, ces yeux brûlait toujours de rage et un sourire se dessinait sur ses lèvres des qu'elle posait son regard sur la pharaonne le visage décomposer par le choc.
 
- Ce soir notre commandant général des armées donne une réception dans son palais privé, je voudrais que tu y aille et que tu revienne avec des informations.
- Quel genre d'information ?
- Des informations qui pourrait sauver la vie a notre fils, si tu réussit tu sera intégré a sa cour et sa santé sera de ta responsabilité, ainsi que sa sécurité.
- Je vous remercie infiniment de la confiance que vous m'accordez la Votre Majesté.
- Mais sache que si tu échoue ou que tu te fais prendre, tu seras exécuté et je nierais toute implication.
- Je n'en attendais pas moins du grand souverain que vous êtes.

La jeune fille s'inclina encore plus profondément que les fois précédentes, le prince s'inclina également et profita que son visage soit cacher pour soupirer, il avait presque réussi mais maintenant il ne pouvait que prier les dieux pour que la jeune fille soit encore plus talentueuse qu'il ne le pensait.
 
Quelques heures plus tard, la jeune fille se faufilait dans les rues de la capitale, son manteau cachant les habits somptueux qu'on lui avait prêter pour pouvoir se fondre parmi les gens de haut rang qui serait a la réception.

Il faisait nuit et la lune se reflétait sur le Nil lorsque la jeune fille regarda au large, vers le Delta, quand une main attrapa son poignet par derrière, elle sortit de sa rêverie instantanément et se retourna prête a assommer son agresseur quand elle s'arrêta net, la personne derrière elle n'était personne d'autre que Nile, le prince.
 
- Que faites vous la, mon prince ?
- Je vois que tu aime aussi le Nil et appelle moi Nile, je ne veux pas t'entendre m'appeler "mon prince".
- Bien, comme vous voudrez.
- Ne me vouvoie pas non plus, ça fait tellement vieux, et tu est sûrement plus jeune que moi. D'ailleurs quel est ton nom et quel age as tu ?
- C'est vrai, je ne me suis toujours pas présenter. Je m'appelle Alice, Alice Leafwood et je ne crois pas être plus jeune que vous car j'ai actuellement 16 ans.
- Quitte ce ton. Pour qui tu me prends ? Mon père ? Ou bien ma mère ?
- Pardon ?
- Tu as bien été élever a la cours, tes manières sont irréprochables. J'imagine que tu n'as jamais croiser d'enfants des rues.
- Si, en présence de mon demi-frère.
- Et tu avais aussi ce ton avec ton demi-frère ?
- Non, pas du tout.
- Alors ne l'ai pas avec moi, ça me ferait plaisir.
- Bien. Vous ... Tu est ... Venu pour quelque chose ?
- Oui. ... Je voudrais que tu tue le commandant général des armées.

La jeune fille recula de quelques pas devant le regard glacial et sans pitié du prince, sa volonté était sans faille a cet instant précis, ces poings serrées et son menton levé faisait qu'on aurait pu le prendre pour le souverain d'Égypte, la jeune fille découvrit a cet instant le véritable visage du gardon doux et aimable que le reste du monde voyait.
 
- Pardon ?!
- Tu as très bien entendu. Je veux que tu tue le commandant général des armées.
- Mais pourquoi ?!
- Cette réception est une réunion visant a préparer mon assassinat.
- Mais comment-
- Rien ne m'échappe. En te rejoignant ici, j'ai du éviter trois assassins. Dans cette seule semaine, j'ai été victime d'une trentaine de tentative d'assassinat de toute sorte. Mes parents et tout les gens qui m'entourent croit tout me cacher: la prophétie, les assassinats, les complots, les pots-de-vin ... Mais je voit tout ça, et c'est parce que le commandant général des armées est le responsable de la prochaine tentative d'assassinat conséquente que je te demande de l'éliminer. Mon frère aîné sera également pressent, je t'interdit de lui faire de mal et il ne doit jamais te voir. Pour les autres, je ne sait pas, fait ce qui te semble juste mais j'aimerais que tu évite de faire un bain de sang.
 
- Bien compris.

Un nuage passa devant la lune qui, de nouveau découverte, fit briller la lame du poignard que le prince glissa dans les mains de la jeune fille, elle l'observa longtemps avant de le ranger.
 
- Il m'a été offert pour que je protège le pays et que je tue ces ennemis mais mon rôle ne me permet d'exécuter cette tache, tu devras donc le faire a ma place.
- Bien.
- Mais avant ...

Le prince passa son index sous les yeux de la jeune fille pour former les marques que lui même possédait.
 
- Qu'Horus guide ta lame et te protège.
- Que les astres veillent sur toi, nuit et jour.

Alice se retrouva bientôt devant la maison du commandant général des armées, c'était a priori une immense maison, pourvu d'un jardin tout aussi immense.

A l'entrée un garde accueillait les invites alors Alice fit le tour de la propriété et remarqua un immense palmier juste a cote du mur qui entourait le terrain, elle enleva sa cape et grimpa sur le mur, qui par chance n'était pas très lisse a cet endroit, elle trouva donc facilement des prises puis redescendit de l'autre cote en s'accrochant au palmier.

Elle entra discrètement par une fenêtre et en se dirigeant au hasard elle se retrouva dans une pièce sombre ou plusieurs égyptiennes se maquillait vulgairement et s'habillait de vêtements très suggestifs, elle se cala derrière un rideau et écouta les conversations.
 
- Il parait que le commandant général des armées va venir nous rendre visite.
- Avec le prince, ne l'oublie pas.
- Le cadet ?
- Mais bien sur que non idiote, il n'a même pas fini de téter le lait de sa mère.

La jeune fille serra les dents et dégagea le poignard puis le rangea doucement en desserrant les dents.
 
- Ils vont tenir une réunion secrète ?
- Je pourrais vendre cher ces informations.
- Ton argent ne vaudra pas grand chose contre les chacals du désert.
- Ah tu as raison, une vie de plaisir est déjà assez cher comme ça.
- Fait tout de même attention, tu commence déjà a vieillir.
- Ou ça ?!

Les femmes, qui était de toutes évidences des filles de joie, rirent a gorge déployée, la jeune fille profita de cette hilarité générale pour s'approcher de celle qui s'était moquer de Nile, elle l'assomma d'un coup sec et la cacha sous une pile de coussin après avoir échanger ses vêtements avec les siens.

Environ une heure plus tard, la pièce se remplit d'hommes, le prince aîné était évidemment le mieux habiller et sa ressemblance avec Nile fit qu'Alice le remarqua tout de suite, un homme avec un air fier fut le premier a se poser parmi les femmes, c'était de toute évidence l'hôte de la soirée, le commandant général des armées, après vint un homme qu'Alice avait croiser au palais, le grand prêtre de Ptah, ensuite plusieurs personnes de moindres importance entrèrent et s'installèrent a l'écart des trois autres.

Les femmes distribuèrent du vin, puis s'allongèrent au milieu des hommes, le commandant général des armées leva son verre et prit la parole.
 
- Je vous ai réuni aujourd'hui en toute intimité pour vous annoncer que la préparation du plan était achever grâce a la participation du véritable prince de ces terres, notre souverain a tous, ainsi que celle du grand prêtre de Ptah.

Les hommes de moindre importance applaudirent puis le commandant général des armées reprit son discours.
 
- Dans quelques jours, par un regrettable incident, nous serons débarrasser de ce fils de Seth qui pourrit tout ce qui l'entoure, car je vous en avertit mes amis, ne croyez pas a cette prophétie, il ne fera que propager le chaos et il donnera nos terres aux barbares qui commencent déjà a pulluler a la cour royale par la faute de sa seule présence, cet enfant de Seth n'a que trop vécu, mes amis !

Alice sortit de sa cachette pendant que le commandant général des armées se faisait acclamer par ce qui n'était en fait que de petits gens du peuple, sûrement ceux qui allait créer ce regrettable "incident" et se ferait châtier a sa place alors que lui pleurerait faussement la mort du prince cadet, elle lui fit boire un peu de vin puis cacher par l'énorme gobelet qu'il avait en main, elle lui enfonça le poignard dans la gorge et s'éclipsa, quelques secondes plus tard des cris s'élevait de la pièce dont Alice venait de sortir, elle se précipita par une fenêtre, atterrit dans le jardin, attrapa son manteau rester au pied du palmier, escalada a nouveau le mur puis s'enfuit dans l'obscurité.
 
Le lendemain, elle fut amenée de force devant le couple royal, ils étaient tout les deux assis sur leurs trônes et leurs regards étaient pleins de reproches, la jeune fille jeta un regard aux alentours mais ne vit pas le prince Nile.
 
- J'ai cru comprendre que le commandant général des armées avait trouver la mort lors de sa réception. Cela est-il de ton fait ?
- ...
- Je te conseille de répondre !
- Mon cher, le commandant général des armées a été tuer d'un coup de poignard a la gorge, si elle possède un poignard alors elle est coupable.
- Vous avez raison mon amie, vous m'êtes de bon conseil. As-tu un poignard ?
- ...
- Tu ne répond pas ? A ta guise. Fouillez la !

Les gardes s'avancèrent vers Alice qui se tourna de tout les cotés, totalement paniquée, et quand les gardes la saisirent a bras-le-corps, elle commença a se débattre quand Nile pénétra violemment dans la salle et se jeta littéralement sur les gardes pour les repousser loin de Alice, bien sur il savait qu'il n'était pas de taille mais dans la confusion il réussit a s'emparer du poignard et le cacha, juste avant de se faire projeter au sol par un coup d'un des gardes.
 
- Prince !
- Ça suffit ! Tout ceci est ridicule ! Qu'est ce qu'il vous prend mon fils ?!
- Je refuse qu'on maltraite ma demoiselle de compagnie sous mon toit !
- Votre demoiselle de compagnie ?!

Encore une fois la pharaonne avait réagi de façon violente mais même le pharaon avait difficilement réprimer l'exclamation de surprise qui lui était venu.
 
- Oui, mère. Ma demoiselle de compagnie. Car c'est bien cette position que vous lui avez promis, si elle revenait en vie et avec des informations capables de me sauver la vie.
- Oui, dans un sens la vérité sort de votre bouche mon fils mais-
- N'ai pas peur, je suis la a présent. Dis ce que tu appris.
- Vous devenez insolent envers votre père, mon fils. L'amour vous aveuglerait-il ?
- Si un amour m'aveugle, c'est celui que j'ai pour les gens et la culture de mon pays. Je suis profondément affecter par la disparition du commandant général des armées mais je suis sur que l'on arrêtera le sbire de Seth qui a voulu obscurcir votre lumière, père, par cette acte affreux.
- Bien, écoutons ce que votre demoiselle de compagnie as à nous apprendre.
 
La jeune fille s'inclina en essayant de masquer le tremblement de ses jambes, le prince le remarqua et posa sa main sur son épaule ce qui calma la jeune fille qui se releva et commença son récit et n'omit aucun détail, sauf peut être celui de l'assassinat.
 
- Et c'est ainsi que j'ai découvert la tentative d'assassinat que le commandant général des armées projetait mais malheureusement il n'est pas le seul homme de haut rang impliqué car le grand prêtre de Ptah et, je m'en trouve désolé, votre fils aîné l'aide à accomplir ses plans.
- Comment pouvait tu savoir que c'était notre fils, tu ne l'a jamais vu ! Tu ne profère que des mensonges !
- Que votre Majestée m'excuse mais le Prince possède beaucoup de ressemblance avec son frère aîné, je suis donc dans l'impossibilité de m'être trompée.
- On t-ils portés atteinte au nom de notre fils ?
- Oui. Ils l'ont, à plusieurs reprises, appelé Fils de Seth et ont dit qu'il ferait sombrer le pays dans le chaos en le cédant aux barbares qui, d'après eux, pullulerai déjà dans la cour royale.
- Il est vrai, mon enfant, que vous avez dans votre entourage beaucoup de gens étrangers à notre pays. Ne croyez vous pas qu'intégrer cette étrangère à votre cour ne ferait que confirmer leurs soupçons ? Pourquoi ne pas renoncer à ce caprice et la laisser pourrir dans le désert avec les chacals et les vautours ? Elle en sait beaucoup trop.
 
Le pharaon prit une posture pensive, la jeune fille recula de quelques pas, effrayée, pendant que le prince se raidit en regardant sa mère avec des yeux ronds.
 
- J'espère que ceci n'est qu'une très mauvaise plaisanterie.
- Pourquoi pensez vous cela, mon enfant ? Ma proposition est à prendre avec le plus grand sérieux.
- Votre mère n'a pas tort, cette jeune fille a échoué.
- Mais elle est en vie ! Et nous avons des noms !
- Ainsi qu'un assassinat sans date, ni méthode. Nous ne pouvons donc pas vous protéger contre.
- Elle a failli être découverte !
- Elle aurait été plus utile morte.
- Mère ! Comment pouvez vous pensez une chose pareille ?!
- Je ne suis pas d'accord avec vous sur ce point, le commandant général des armées en aurait fait un exemple. Exemple qui aurait fini par parvenir aux oreilles de l'Empereur.
- Alors pourquoi vouloir la châtier ?!
- Quelqu'un a-t-il vu votre visage ?
- Personne, Votre Majesté.
- Mon fils, ramenez la dans vos appartements. Elle ne doit pas en sortir et personne ne doit la voir. Est ce bien clair ?!
- Mais mon père ...
- Préférez vous le bourreau pour elle ?
- Non, mon père.
- Alors hors de ma vue !
 
Nile entraîna Alice dans le palais, il passèrent une multitude de couloirs, dépassèrent un nombre quasi infini de portes avant d'arriver à une grande porte, qui était probablement l'entrée des appartements du prince, gardé par deux gardes armés.

Quand Nile les vit, il rebroussa chemin et cacha Alice à un angle, il alla voir les gardes et au terme d'une brève discussion les gardes partirent de leurs postes, ils passèrent devant Alice sans la voir et disparurent hors de vue, Nile vint alors chercher Alice et l'emmena dans sa chambre, elle s'assit par terre, au pied du lit, alors que Nile s'éloigna un peu et revint avec une corbeille pleine de dattes.
 
- Qu'est ce que c'est ?
- Des dattes. Tu ne connais pas ?
- Non. Ça a quel goût ?
- C'est très sucré. Je te rapporterai à boire plus tard si tu veux.
- Tu as du thé ?
- Du thé ?
- C'est ce qu'on boit chez moi.
- Ici, c'est de la bière, un alcool.
- Comme l'alcool de riz ? C'est très fort.
- La bière ne l'est pas. C'est quoi du thé ?
- Comment t'expliquer ... ? C'est une infusion de feuille de thé.
- On fait ça ici mais je ne sais pas ce qu'est une feuille de thé. D'ailleurs nous on boit des infusions pour guérir des maladies.
- Vous guérissez avec les plantes ?
- Oui et aussi grâce à l'aide des dieux.
- Chez nous, les dieux ne sont pas très importants, on ne les célèbre pas, on célèbre leurs fils : l'Empereur.
- Donc tu est à demi une déesse ?
- Ce ne sont que des histoires. Mon père est cruel et égoïste.
- Ici les dieux sont très importants, ils désignent le pharaon à travers nous et nous juge au moment de notre mort.
- Donc en te faisant naître à ce moment précis, ils t'ont désigné comme le futur pharaon ?
- Oui. Quand mon père mourra je monterai sur le trône et je dirigerai l'Égypte entière, le Sud comme le Nord.
- Et ton frère aîné ? Il n'a pas le droit de monter sur le trône ?
- Il aurait du mais la prophétie à fait que j'ai été désigner dés ma naissance comme le prochain pharaon.
- Donc il essaye de t'éliminer.
- En plus, mon père commence à penser que les prêtres ont trop de pouvoir alors je comprends que le grand prêtre de Ptah fasse parti de cette tentative d'assassinat.
 
- Et pour le commandant-général des armées ?
- Lui, il veut juste plus de pouvoir. Il veut être riche, puissant, adulé ... Je le déteste !
 
Nile serrait son gobelet et gardait la tête basse, Alice se leva et posa une main sur son épaule, il leva un regard plein de remords et de regrets.
 
- Il est mort. Soit c'était toi, soit c'était lui. Tu as fait ce qu'il fallait pour toi, ton pays, ton peuple et ton avenir.
- Il était si gentil quand j'étais petit ! Pourquoi il as voulu m'assassiner ?!
- Nile ...
- Dis le moi ! Si tu le sait, dis le moi !
- Il pensait sûrement pouvoir manipuler ton frère quand il serait au pouvoir mais tu est venu au monde et tu n'est pas corruptible, tu as reçu une lourde tache de la part des dieux.
- Laquelle ? Je n'ai jamais compris ce que les dieux me voulait !
- Tu feras de l'Égypte le plus beau des pays, la plus grande des nations. Les dignitaires étrangers viendront de loin pour commercer et même le rois des pays lointains viendront te demander conseil.
- Comment tu peux être sure de ça ?!
- Je l'ai vu.
- Tu l'as vu ?
- J'ai vu ton reflet dans le Nil. J'ai vu des centaines de lunes, des milliers de soleils s'écouler sous ton règne.
- Tu vois les désirs des dieux ? Ou bien ... Tu vois l'avenir ?!
- Je ne sais pas. J'ai vu certaine choses que je n'espère pas voir ce produire.
- Parle moi de ce que tu as vu.
- J'ai vu mon frère pourri et corrompu, manipuler par son entourage, ne faisant attention qu'a l'alcool et aux femmes. Et tout ça, je l'ai vu quand on m'a attraper pour me vendre comme une esclave. C'est ce qu'il se passera si je ne retrouve pas mon frère ...
- Et si tu reste à mes cotés ?
- Je ne sais pas.
- Si ce que tu vois se réalise alors je voudrais que l'on fasse un marché.
- Un marché ?
- Reste avec moi, fait de ce pays ce que tu as vu, et en échange je remettrais ton frère dans le droit chemin.
 
Le soleil apparut à l'horizon et auréola Nile de lumière, Alice écarquilla les yeux et ouvra la bouche quelques secondes, puis elle sourit et s'agenouilla au pied de Nile pour se prosterner.
 
- Je ferais tout ce qu'il vous plaira, Mon Prince.
- Merci Alice. Je compte sur toi.
 
Une semaine passa sans que le pharaon ne demande la présence d'Alice mais elle était toujours obliger de se cacher dans les appartements de Nile qui en profita pour lui apprendre tout ce qu'il pouvait sur les habitudes de vie, les fêtes, la politesse et les grandes cérémonies.

Puis un jour, tout deux fatigués de cet enfermement, ils sortirent en dehors du palais, Alice était maquillée et elle se regardait dans le miroir sans pouvoir se reconnaître et malgré ces nombreuses tentatives de se nettoyer le visage, Nile la convint que c'était la seule solution pour qu'elle puisse sortir en public sans avoir besoin de se cacher sous un manteau à capuche, ce qui paraîtrait très déplacer et suspect en plein jour.
Ils passèrent une bonne journée, à saluer les pécheurs sur le fleuve, à se cacher dans les papyrus, à négocier des articles dans le souk et à jouer au senet sur la table des auberges.

Certaines personnes reconnaissait le prince et il présentait alors Alice comme sa dame de compagnie, certains la regardait étrangement à cause du teint de peau que lui donnait le maquillage mais personne n'osa faire de commentaires en présence du prince, d'autres ne connaissait pas le prince de vue et considérait donc les deux adolescents comme un couple, ce qui provoquait chez eux de longs fous-rire.

Le soleil se coucha doucement, les musiciens sortait leurs instruments et les danseuses remplirent les rues, les artisans quittait leurs ateliers et venait se détendre au milieu de la ville qui avait tout d'un coup changer d'atmosphère, ils n'y avait plus grand monde dans les rues mais les auberges était remplies à ras bord et on pouvait sentir la chaleur qui s'en dégageait.

Nile reconnut soudain un des artisans du palais et abandonna Alice quelques secondes pour aller discuter avec l'homme, Alice tourna un peu sur elle même puis aperçut les danseuses et rien ni personne ne l'empêcha d'aller les rejoindre, ce qui provoqua l'hilarité générale car la jeune fille de 16 récoltait bien plus de succès que ces danseuses qui était bien plus expérimenter qu'elle.

Cela conduit à beaucoup de choses, une dispute entre les danseuses et le patron de l'auberge car il refusait de virer la jeune fille, l'artisan paya tellement de tournées que même le prince se retrouva soûl, les clients des environs se réunirent tous autour et dans l'auberge pour voir ce qu'il se passait et c'est dans l'hilarité générale que le prince ferma les yeux pour se reposer quelques minutes sans se douter que ces quelques minutes allait lui être fatale.

Un cri d'Alice le força à se réveiller, évitant de justesse le couteau qui se planta dans la table, là ou se trouvait sa gorge quelques secondes auparavant, il bondit sur ses pieds mais tituba, toujours sous l'effet de l'alcool, son adversaire en profita pour l'envoyer contre le mur où il essaya de se relever, malgré le mal de crane qui lui vrillait les tempes, l'homme qui l'avait attaquer attrapa un tabouret et le frappa avec, le prince eut juste le temps d'apercevoir Alice qu'on enlevait avant de s'évanouir.
 
Le lendemain, Nile implora ses parents, de trouver le coupable de l'enlèvement d'Alice et de le châtier, il supplia, se mit à genoux, les larmes aux yeux mais ses parents restèrent inflexibles.
 
- Ne t'avais je pas interdit de montrer son visage à quiconque ?!
- Oui, mon père, mais-
- Il n'y a pas de mais ! Tu m'as désobéi et cela est déjà une faute bien grave ! Te rend tu compte ?! Le futur pharaon soûl dans une auberge ?! Tu nous fait honte !
- Elle n'est pas responsable ! Si vous voulez me châtier, faites le mais elle n'a pas a assumer les conséquences de mes actes !
- Nous lui avions gracieusement donner la garde de ta sécurité mais elle a échouer et en paye le prix, il n'y a rien d'étrange la dedans.
 
Le prince lança un regard noir à sa mère en serrant les dents pour ne pas montrer plus d'agressivité qu'il n'en montrait déjà, le pharaon frappa son sceptre par terre alors le prince baissa la tête.
 
- Ta mère dit des paroles justes mon fils. Elle n'est qu'une esclave et il est hors de question que nous montrions de la compassion pour une esclave. Si nous te reprenons à aborder ce sujet, nous te mettrons au pain et a l'eau pendant tout un mois. Maintenant va et oublie qu'elle a exister.
 
Le prince ouvrit la bouche puis s'arrêta, tout les moments qu'il avait passer avec cette jeune fille qu'il connaissait à peine lui revenait en mémoire, c'était la première fois qu'il pouvait se confier à quelqu'un sans se demander si la personne allait vendre ses informations pour son profit ou les utiliser pour tenter de l'assassiner et il sut tout de suite ce qu'il avait à faire.

Il sourit à ses parents qui lui sourirent en retour avant de laisser place à un visage horrifié devant le spectacle de leur fils en train d'arracher toutes parures de valeur qui le couvrait, les bracelets en or tombèrent sur le sol, les colliers de pierres se brisèrent et les tissus rares volèrent dans l'air de la salle alors que toutes les personnes présentes laissait tomber ce qu'elle tenait ou se cachèrent les yeux pour ne pas voir le prince refuser la destinée que les dieux lui avait choisi.
 
- JAMAIS ! Jamais je ne voudrais l'oublier ! Et si je dois arriver au pouvoir sans une personne de confiance à mes cotés alors je préfère aller me faire dévorer par les crocodiles du Nil ! Puisque vous ne voulez pas aller la secourir et bien j'irais moi même ! Essayer donc de m'en empêcher !
 
Et il courut vers la sortie du palais, les pierres lui brûlait les pieds, le soleil lui tapait sur la tête mais rien de tout ça ne l'empêcha de courir jusqu'au Nil ou il plongea en poussant un cri de joie et les gardes du palais eurent la très mauvaise surprise de se rendre compte que contrairement à ce qu'il croyaient le prince n'était pas attaquer par les crocodiles, au contraire tout les animaux aux alentours se ruèrent sur les gardes pour le protéger, ils durent battre en retraite, le laissant se reposer sur le dos d'un hippopotame.
 
Dans un temple de la ville, Alice reçut de l'eau sur le visage puis un homme, dont le visage était caché derrière un masque représentant Ptah, lui tira les cheveux en arrière, elle lui cracha au visage, il éructa de rage et ordonna qu'on lui apporte de l'eau, puis il lui rejeta de l'eau à la figure et elle lui recracha dessus, ce cinéma durait depuis bien longtemps et Alice était trop fatigué pour faire bien plus, elle était trempée depuis des heures et elle ne pouvait pas fermer les yeux sans qu'on lui administre une bonne claque.
 
- Elle n'est pas encore assez blanche ! Apportez moi plus d'eau !
 
C'était presque devenu une obsession pour l'homme, la rendre tellement blanche qu'elle en deviendrait transparente et il n'était pas loin de réussir, Alice était déshydraté malgré toute l'eau qu'elle recevait et la faim commençait à se faire sentir.
 
- Alors vas-tu enfin nous dire que fait une démone sur cette terre sacré et quel est ton plan, à toi et à ton maître, pour tous nous réduire en esclavage jusque dans le royaume des morts ?!
- ... Renie tes paroles.
- Qu'a tu dit démone ?
- Renie tes paroles, chien ! Je t'interdit d'insulter mon maître !
 
L'homme voulut frapper mais Alice interrompit le mouvement en mordant son bras de toute ses dents avant qu'une des personnes présentes dans la pièce lui assène un coup à l'arrière de la tête qui lui fit perdre connaissance.
 
Pendant ce temps, Nile parcourait la ville en demandant des infos à n'importe qui aurait pu apercevoir Alice ou ses ravisseurs mais souvent on le jetait dehors car on le prenait pour un mendiant ou un voleur, il faut dire qu'il ne possédait plus grand-chose à part le poignard qui avait servi à tuer le commandant-général des armées, il continua pendant de longues heures mais n'aboutit à quasiment rien sinon que les hommes avait l'air d'être des religieux mais bien sur dés que l'on abordait cette possibilité on chassait Nile pour dire des blasphèmes.
 
La nuit tomba et Nile s'assit sur une berge, il mit sa tête dans ses bras, puis une main se posa sur son épaule, il se releva et mit le tranchant de la dague sur le cou de l'homme qui l'avait toucher puis il baissa l'arme et poussa un soupir de soulagement, c'était l'artisan avec qui il avait parler la nuit dernière.
 
- Annonce toi la prochaine fois.
- Nous ne sommes plus au palais.
- J'aurais pu te tuer !
- Cela aurait été bien sot de votre part.
- Pourquoi ? Si ça se trouve, tu est venu pour me ramener.
 
Nile leva la dague pour se préparer à se défendre, l'artisan leva les mains en l'air et après quelques secondes de silence, le prince se détendit et rangea la dague.
 
- Bien. Alors que fait tu la ?
- Et vous ?
- Je pose les questions.
- Vous n'êtes plus au palais.
- Répond aux questions que l'on te pose !
- Vous parlez comme votre père.
- Je t'interdit de me comparer à mon père !
- Que vous est-il arriver, mon Prince ? Vous allez l'air d'un fennec effrayer.
- Tait toi et arrête de m'insulter ! Je suis le futur pharaon d'Égypte et je ne laisserai pas ma demoiselle de compagnie se faire enlever sans réagir !
- Vous nous menez à notre perte si vous vous mettez en danger pour une pucelle.
 
Le prince bondit si vite que l'artisan n'eut pas le temps de se préparer au coup qui le mit à terre, il se fit immobiliser puis sentit le tranchant de la dague sur son cou, le prince appuya et du sang coula, tout de suite avaler par le sable du désert.
 
- Essaye encore de tacher son nom et je te donne en pâture au crocodile du Nil. Est-ce que c'est clair ?!
- Mon Prince ... L'amour vous as fait perdre la tête de toute évidence ...
- Tu ment ! Je veux juste récupérer ce qui m'appartient !
- Mon Prince, voila les gardes. Cachez vous.
 
Nile regarda dans la même direction que l'artisan et entendit distinctement le bruit de l'armure des gardes du palais, il rangea sa dague et sauta dans le Nil juste à temps, les gardes s'approchèrent du fleuve mais c'est les mâchoires grandes ouvertes d'un crocodile qui les accueillit, ils reculèrent et continuèrent leurs recherche.
 
L'artisan sortit des papyrus en pestant contre le crocodile qui avait déchirer ses habits pendant que Nile riait à gorge déployé puis il monta sur la rive et regarda l'artisan de haut.
 
- Ou est elle ?
- Comment pourrais je le savoir ?
 
Il fronça les sourcils puis donna un coup de pied dans l'estomac de l'artisan qui tomba dans l'eau, les crocodiles approchèrent et en quelques secondes une dizaine d'entre eux se tenait prêt à dévorer l'artisan sans en laisser une trace.
 
- Dis la vérité si tu ne veux pas mourir.
- Mais je vous jure que je n'en sais rien, j'étais aussi soûl que vous sinon je les aurait empêcher de la kidnapper ! Vous avez tout de même confiance en moi !
- Tu te trompe, je n'ai confiance en personne. Surtout pas en toi car quatre tentatives d'assassinat de ce mois ci on été penser et mis en place par des personnes travaillant dans ton atelier.
- Je ne suis au courant de rien, je vous le jure ! Que Seth m'emporte si je ment !
 
Nile le regarda quelques secondes dans les yeux puis s'assit par terre en soupirant, les coudes sur les genoux et le visage dans les mains, il baissa les yeux et regarda les poissons nager tranquillement dans le Nil quand un hippopotame, le corps couvert de nénuphars, passa par la.
 
Il s'arrêta devant Nile, regarda l'artisan et grogna en avançant vers lui, l'artisan prit peur et s'enfuit en laissant Nile seul devant l'hippopotame.
 
- Qui est tu ?
 
Nile descendit dans le Nil jusqu'à avoir de l'eau à la taille, il observa tout ce qui vivait aux alentours s'enfuir, se taire et disparaître comme si l'hippopotame était seul dans le Nil depuis des heures.
 
- Serait tu ... Hâpy ? Si tu est Hâpy et que tu sait ce qu'il se passe en amont et en aval du Nil alors je t'en supplie, dis moi ou est Alice ! Je ferais tout ce que tu exigeras ensuite mais pour l'instant j'implore ton aide !
 
L'hippopotame regarda Nile puis lui fit signe de le suivre et ils partirent tout deux vers la Haute Égypte.
 
Alice se réveillait doucement mais elle ne savait plus si elle se réveillait après s'être endormi ou après avoir perdu connaissance, elle ne savait plus si c'était le jour ou la nuit car après l'avoir maintenu éveiller en l'aspergeant d'eau, on lui avait maintenant enfermer la tête dans un sac et on continuait à la frapper à un rythme qui lui semblait aléatoire mais cette fois ci ce n'était pas les coups qui l'avait fait ouvrir les yeux, elle avait cru entendre quelque chose.
 
- Alice !!
 
Elle tourna la tête dans tout les sens, essaya de se lever pour se souvenir qu'elle était ficelée à une chaise, elle gesticula prise de panique mais cela ne servit qu'à la faire tomber, elle essaya alors de crier mais aucun ne sortait de sa gorge dessécher, elle commença à pleurer quand elle entendit un bruit de combat se rapprocher, elle recommença à paniquer mais très vite une voix à coté d'elle la calma.
 
- Je suis la. Ne panique pas.
- Pour qui te prend tu gamin ?!
- Je suis Nile, futur Pharaon d'Égypte et tu vas payer pour ce que tu as fait !
- Je savais que tu arriverais mais je ne m'attendais pas à ce que tu arrive sur le dos d'un hippopotame enragé.
- Je te conseille de mieux parler du dieu Hâpy !
- Le dieu Hâpy ? Comme ci un dieu allait venir sauver deux démons comme vous, tu as juste eu de la chance maintenant rends toi à mon autorité !
- ...
- Eh bien, tu ne dit plus rien ? Ma puissance t'éblouit ?
- Tu vas mourir.
 
Nile s'écarta et le grand prêtre aperçut Alice lui foncer dedans comme un léopard, la dague de Nile pointé en avant, il n'eut pas le temps de l'éviter, l'impact les envoya dans une colonne qui se trouvait à quelques pas.
 
Nile s'approcha puis s'arrêta net quand il vit la lame se lever puis se rabaisser une fois puis deux puis trois, encore et encore ...
 
- Ça suffit.
 
La lame s'arrêta en l'air et Alice regarda Nile avec un regard vide, elle avait quelques taches de sang sur le visage et ses genoux commençait à tremper dans une mare de sang, il alla jusqu'à elle et l'aida à se relever, c'est alors qu'il remarqua que le grand prêtre de Ptah était toujours vivant.
 
- Par Horus ... C'est trop cruel. Même pour vous.
- ... Tuez ... moi ...
- Non. Non. NON !!
 
Alice s'écarta doucement du grand prêtre à l'agonie, elle respirait difficilement et tenait à peine sur ses jambes, Nile devait la soutenir pour l'empêcher de s'effondrer au sol.
 
- Alice, fait le. Je ne peux pas.
- ... Brûle.
- Qu-
- Aaaaaaaaaah !
 
Nile se retourna pour voir le grand prêtre se tenir le visage dans les mains, lui même dut mettre sa main devant ses yeux pour ne pas être aveugler par le soleil dont les rayons était concentré juste la ou se trouvait les yeux du grand prêtre.
 
Nile entendit des bruits de pas, d'armes et d'armures, il attrapa Alice à la volée et sauta dans le Nil pendant que des vautours s'introduisirent dans le temple suivi de prés par des hyènes.
 
Quelques jours plus tard, des rumeurs parlait d'un vieillard aveugle couvert de cicatrice qui scandait que Sekhmet marchait à coté du Prince et qu'elle anéantirait tout ceux qui se mettrait en travers de son chemin.
Pendant ce temps, Alice s'était parfaitement accoutumer aux règles de la cour, à la vie quotidienne, au climat et au régime alimentaire et elle gambadait dans le palais comme si elle avait toujours vécu la malgré le fait que toutes les personnes rapportait ses faits et gestes aux parents du Prince.
 
- Alice, vient s'il te plaît, mes parents veulent nous parler.
- Ils veulent nous parler de quoi ?
- A cause de la mort du commandant général des armées et de la mort du grand prêtre de Ptah , les postes importants se libèrent et il n'y a pas tant de demande car tout le monde a peur de se faire tuer.
- Tu vas demander un des postes ?
- Le seul poste que je dois avoir, et on doit me le donner, je ne dois pas avoir à le demander, c'est la place de Pharaon. Mais tu le sait.
- Mais ce n'est pas mieux d'être les trois à la fois ? Tu n'aurais plus personne pour fomenter un assassinat.
- Je ne peux pas être sur le front, aux temple et au palais à la fois. Ça relève de l'acte divin.
- Je vois, et tu vas proposer la candidature de quelqu'un ?
- Je ne sais pas encore. Je vais peut être proposer mon frère pour le poste de commandant général des armées.
- Quoi ?! Mais il aura le pouvoir de l'armée ! Il pourrait faire un coup d'état ! As-tu perdu la tête ?!
- Chut. Tait-toi. Tu parle trop fort.
- Oh ... Pardon.
- Je n'ai pas l'intention de le laisser faire ça. Mais ce poste est dangereux. Et j'ai un atout non négligeable.
- Qui est ?
- Si mon frère est promu, je te le dirait.
- Tu pense que je vais tout dire ?
- Non, mais tu pourrais entraver les négociations si tu savait. Tu est bonne sur le terrain, pas derrière une table de négociation.
 
Il arrivèrent à la salle du trône ou une quinzaine de personnes discutaient de façon animée, le Prince se positionna à coté de son frère et Alice se mit juste derrière lui.
C'est à ce moment qu'ils remarquèrent le jeune homme derrière le frère du Prince, il avait l'air plus âgé qu'Alice, probablement proche de la vingtaine, il n'avait rien d'égyptien et son regard ressemblait à celui d'un lion qui regardait des proies.
 
- Avant de commencer, mon fils, pourrait tu nous expliquer avec qui est tu venu ?
- Je suis venu avec un des hommes de confiance d'Oda Nobunaga. J'imagine que je n'ai pas à te rappeler tes cours, mon frère.
- Oda Nobunaga est un homme vil et déloyal, tu te fait des alliés bien méprisables et je suis déçu de voir que la seule manière que tu as de te faire des alliés est de me copier.
- Comment ose-tu ?! Petit prétentieux, je vais t'apprendre à me respecter !!
 
Le frère du Prince sortit sa dague et la leva en direction du Prince qui ne bougea pas d'un pouce pendant qu'Alice prit la dague du Prince pour la diriger dans l'abdomen du prince aîné.
Les personnes présentes hurlèrent et se mirent à courir pour les plus paniqués, la pharaonne se cacha le visage en réprimant un cri d'horreur et le pharaon se leva pour hurler des ordres mais il se tut en voyant le nouveau venu arrêter les bras d'Alice et du prince aîné alors qu'ils allaient atteindre leurs cibles.
Ils baissèrent tout les deux leurs bras et pendant que le prince aîné tourna la tête pour regarder avec méchanceté et colère le jeune homme, Alice baissa la tête et aperçut une mèche des cheveux du Prince par terre, elle serra les dents et frappa de toutes ses forces le prince aîné au visage, il perdit l'équilibre et se cogna au trône du Pharaon, Alice marcha vers lui et dirigea la lame de la dague en direction de son visage en ignorant les accusations de traîtrise qui fusait.
 
- Touche, ne serait-ce qu'une fois, mon Prince avec l'intention de lui faire quelque mal que ce soit et je te ferai vivre un enfer.
- Alice.
 
Elle retourna derrière le Prince à son appel et remit la dague dans le fourreau pendant que les personnes présentes se calmaient et que des servantes se montrait aux petits soins avec le prince aîné.
 
- Mon fils, aurais tu l'amabilité de tenir ta demoiselle de compagnie ? La prochaine fois, je ne tolérerai pas son comportement.
- Bien. A mon tour de poser une question.
 
Il se leva puis se planta devant le jeune homme qui avait arrêter Alice et le prince aîné, il faisait à peu prés une demi-tête de moins ce qui donnait l'impression que le jeune homme le regardait de haut.
 
- Qui est tu ?
- J'ai cru que personne ne le demanderai jamais.
 
Il se tourna vers le pharaon en ignorant totalement le Prince, Alice s'avança dans sa direction, les poings serrés mais le Prince l'empêcha de se rapprocher.
 
- Je m'appelle Kyoya Tategami, je suis un des hommes de confiance de mon seigneur Oda Nobunaga qui régnera bientôt sur le Japon tout entier.
- Mensonge ...
- Que veut tu dire par bientôt ?
- D'ici la fin de l'année prochaine.
- Menteur ...
- Et que nous veut Nobunaga ? Il est si loin, apparemment en guerre, et pourtant il cherche à s'immiscer dans les affaires de mon pays. Pour quelle raison ?
- Mon seigneur ne souhaite pas s'immiscer dans les affaires de votre pays, il cherche à vous servir tout simplement.
- Espèce de ...
- Nile, qu'est ce qu'il y a ... ?
- Mon père n'y connaît rien en politique étrangère ...
- Et qu'à t-il à m'offrir ?
- La Chine.
- Pardon ?!!
 
Alice devint blanche comme un mort, le jeune homme lui lança un coup d'½il rapide en souriant, le Prince lui serra la main, même le pharaon la regarda un instant avant de retourner à ses réflexions, la pharaonne retint difficilement un rire moqueur.
 
- Comment pourrait-il nous offrir la Chine ?
- Mon seigneur est un grand ami du prince héritier et je puis vous assurer qu'une fois le Japon unifier, la Chine sera entre ses mains. Et donc entre les vôtres.
- Non ! Tu ment ! Ce ne sont que des mensonges !! Mon frère ne ferait jamais ça !! Il est juste et droit, il ne ferait jamais ça !!
- Je n'ai rien à dire a une bâtarde de ton espèce, disparaît de ma vue.
 
Alice s'effondra par terre, en larmes, le Prince l'emmena dans sa chambre puis retourna dans la salle du trône ou les négociations avait repris leurs cours.
 
- Vous disiez donc mon fils que vous vouliez le poste de commandant général des armées ?
- Oui, mon père. Je suis persuadé qu'un Pharaon doit être avant tout un guerrier qui sera étendre notre empire. Mon jeune frère serait plus approprié pour enseigner l'écriture, jamais il n'aura la force physique et mentale pour diriger une armée pendant une guerre.
- Bien, accordé. Et toi, mon jeune fils ?
- Je ne veux rien.
- Rien, vraiment ? Tu ne voudrait pas remercier les dieux du don qu'ils t'ont donnés ?
- Les dieux m'ont donnés ce don pour que je règne sur l'Égypte, pas pour que je les prie pour le restant de mes jours. Maintenant je vais me retirer.
 
Il s'éloigna et les murmures remplirent la salle puis au moment ou il atteignit le couloir, il se retourna.
 
- Tategami, c'est bien ça ?
- Oui, c'est bien cela.
- Fais encore du mal, ne serait-ce qu'une fois, à ma demoiselle de compagnie de quelque manière que ce soit et tu vivras un enfer.
- J'en prends note, votre majesté.
 
Il ne fallut pas longtemps avant que deux camps se forme dans le palais : ceux qui soutenait le Prince héritier et ceux qui soutenait le prince aîné passait leurs journées à débattre pendant que chacun d'eux préparait un plan pour évincer l'autre de façon définitive.
 
- Alors quel est ton plan ?
- J'ai été élever avec un prince nubien, Damure, son armée est puissante. Pas autant que la notre mais si on envois de fausses informations au bon endroit et au bon moment, on pourra les réduire à néant. Mon frère compris.
- Tu sacrifie ta propre armée ?
- Non, je ferais en sorte que seuls les partisans de mon frère soit pris dans une embuscade.
- Il acceptera de le faire ? Son pays deviendra l'ennemi numéro un.
- Pas si on dirige ça de la bonne manière. Je dois essayer de placer mes hommes à des postes qui sont en théorie sans importance.
- Lesquels ?
- Ils faut tout t'expliquer ?
- En général je suis celle qui reçoit, pas qui donne.
- Chaque lettre, chaque demande est classé et archiver mais si les messages que j'envoie se perdent ou sont détruits, personne ne pourra remonter jusqu'à moi.
- Ça me parait compliquer tout ça. Je dois faire quoi moi ?
- Fait en sorte que le nouveau venu n'interfère pas.
- Je dois vraiment m'occuper de cet horrible, de cet immonde, de ce -
- Profites-en pour te venger et lui soutirer des informations sur ton frère.
- Je suis entièrement à tes ordres, mon Prince.
 
Alice sortit de la chambre et lorsque qu'elle fut hors de vue, Nile frappa les murs et jeta tout ce qu'il pouvait trouver en hurlant de rage.
Elle parcouru les couloirs du palais sans s'arrêter pendant des heures, le soleil brillait haut dans le ciel quand elle commença à traîner les pieds de fatigue, elle sortit du palais et s'adossa à une des colonnes où elle s'endormit.
 
- Debout. ... Allez, debout. ... Debout, bâtarde !
 
Alice se réveilla en sursaut en comprenant qui l'appelait, elle chercha instinctivement la dague du Prince mais évidemment elle ne l'avait pas, le jeune homme rit aux éclats.
 
- Je t'ai fait peur ? Pauvre petite chose ...
- Un ennemi ne s'annonce pas.
- Un ennemi ? Moi ?
 
Alice ne bougea pas et continua à le fixer, en position de combat alors que lui avait les mains sur les hanches et recommença à éclater de rire.
 
- Tu est drôle, vraiment. Appelle moi Kyoya.
 
Il lui tendit sa main, elle se détendit un minimum mais son regard passait continuellement de sa main à son visage, il finit par baisser sa main et son sourire s'effaça quelque peu.
 
- A ce que je vois, la bâtarde est un vrai chat sauvage.
- Je ne suis pas une bâtarde !
- Qu'est ce que tu est alors ?
- Je suis Alice Leafwood ! Je suis au service du Prince Nile et tu est au service de son frère aîné, tu est donc par définition mon ennemi !
- Moi, au service de cet enfant pourri gâté ?
 
Il eut soudainement un fou rire si long qu'Alice quitta sa position de combat et finit par s'approcher de lui à moins d'une distance de bras, c'est pile à ce moment qu'il l'attrapa, lui fit un croche-pied et l'étala par terre.
 
- C'est ça qui va défendre ton cher prince ?
- Espèce de -
- Chut, les vaincus n'ont pas le droit de parole.
- Je vais te faire regretter !
- Ah oui ? J'y crois pas une seconde.
- Kyoya !!
- Enfin !
 
Ils se battirent ainsi à l'entrée du palais toute la nuit, avec comme seule lumière l'éclat de la Lune et c'est seulement quand le Soleil se leva qu'il s'assirent par terre.
 
- Match nul ?
- Jamais ! Plutôt mourir que de perdre contre toi !
- J'ai dit match nul Alice.
- Peut importe. La défaite, quel qu'elle soit, n'est pas une option.
- Ton guindé de merde.
- Pardon ?
- « Pardon ? » Écoute toi. On dirait que t'est né avec une cuillère en argent dans la bouche.
- Je -
- Tu rien du tout ! Tu est une bâtarde ! Ça ne te donne aucun droit ! D'ailleurs les orphelins ont plus de droit que toi !
- ...
- Si tu crois pouvoir avoir ton respect de ton soit-disant sang bleu et bien tu peux aller crever !
 
Alice le regarda puis se mit à pleurer, il se leva, se rassit prés d'elle et lui tapota la tête pendant tout le temps ou elle pleura.
 
- C'est bon ?
- Da Shan ... Comment il va ?
- Da Shan ?
- Mon frère.
- Je ne saurait pas te dire. Mais je n'ai pas menti quand j'ai dit qu'il était ami avec le seigneur Nobunaga.
- Nobunaga est aussi horrible que Nile le prétend ?
- Pas de mon point de vue.
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi tu n'est pas objectif ?
- Parce qu'il nous a donnés une raison de vivre à mon frère et moi.
- Tu as un frère aussi ?
- Oui, mais un petit.
- C'est étrange. D'ailleurs, comment me connais tu ?
- J'ai été en Chine, j'ai aperçu ton frère, j'ai entendu parler de toi quand on parlait de la « bâtarde » et c'est tout.
- Donc en venant ici ...
- Je ne savais pas ton nom, ni à quoi tu ressemblait.
- C'est pour ça que tu m'a appeler bâtarde ?
- Ça et pour voir si tu était comme ton frère.
- Qu'est ce que tu veux dire par la ?!
- Tout doux, on se détend.
- Répond !
- Non.
- Je t'ordonne de répondre !!
- Tu ne peux pas te reposer sur autre chose que ton soit-disant sang bleu ? Tu ne vaut pas la peine que je fasse attention à toi.
- Ça n'a aucune importance que tu fasse attention à moi ou non ! Tu peux aller te faire dévorer par les vautours et les hyènes !
- Alors pourquoi tu m'as prouver que tu était pas qu'une bâtarde ?
- ...
- Pourquoi tu as voulu me montrer ton individualité si c'est pas pour que je te connaisse ?
- Je suis pas une bâtarde ...
- Dans ce cas, tu aurait pu me dire que ce n'était pas mes affaires mais tu m'a montrer tes convictions. Pourquoi ?
- ...
- Tu vas encore pleurer ?
 
Il eut un sourire en coin, pouffa de rire en voyant Alice le regarder avec les larmes aux yeux puis il regarda le soleil, soupira et s'allongea.
 
- Je suis content d'être ici. J'aimerais bien ne jamais repartir.
- Pour-
- Alice !!
 
Alice tourna la tête et elle eut juste le temps de se lever pour réceptionner Nile qui se jetait littéralement à son cou mais elle ne parvint pas à garder l'équilibre et tomba à l'endroit ou Kyoya, qui avait sauter sur ses pieds, se trouvait deux secondes auparavant.
 
- J'étais tellement inquiet ! Ou tu était cette nuit ?! Je t'ai chercher partout, absolument partout !!
- Dis donc l'amoureux transi, on se calme.
- T'as vu dans l'état ou t'est ?! On dirait que ta passer ta nuit enfoui dans le désert ! Tu vas bien au moins ?! Dis moi que tu vas bien !
- Nile, ça va. Je me suis endormi ici et c'est Kyo-, c'est lui qui m'a réveiller.
 
Kyoya leva un sourcil et croisa les bras pendant que Nile, qui s'était rendu compte de sa présence, aida Alice à se relever puis il agrippa la main d'Alice et se tourna vers Kyoya.
 
- Je t'en suis reconnaissant mais si tu lui as fait quoi que ce soit, je jure que je te tuerai de mes mains.
- Cela n'a jamais été mon intention, votre majesté. J'ai autant de respect pour votre demoiselle de compagnie que pour vous.
 
Nile tira Alice à l'intérieur du palais sans plus faire attention à Kyoya qui partit vers la ville sans jeter un coup d'½il en arrière, à la place il s'étira dans la lumière du Soleil.
 
- Je me sent bien ici. Et j'irai bien faire une sieste au soleil. Et ensuite je demanderais à une servante de m'apporter à bouffer. La joie d'être servi comme un roi.
 
Pendant quelques mois, rien de spécial ne se passa : Nile mettait son plan au point nuit et jour, son frère prenait possession de l'armée, leurs parents dirigeait le pays comme à leurs habitudes.
 
Mais il y avait deux électrons libres dans tout ce pays : Kyoya qui se fichait pertinemment de tout ordre ou même figure d'autorité et Alice qui délaisser par Nile commençait sérieusement à s'ennuyer.
 
Ils passèrent donc beaucoup de temps ensemble, ils se battaient ensemble sur le terrain d'entraînement quand les soldats était ailleurs et ils discutaient politique internationale et stratégie pendant la nuit.
 
Rien ne semblait pouvoir les arrêter car bientôt lassé de se battre et ayant épuiser tout les sujets de discussions, ils commencèrent à voler, d'abord de la nourriture qu'ils ingurgitaient directement après puis des armes, des papyrus, des objets décoratifs, de l'argent et ainsi de suite jusqu'à ce qu'une nuit ils durent enfouir tout ce qu'ils avaient volé dans le désert.
 
Ils partirent donc bien loin de la ville et du Nil avec des filets de pèche beaucoup trop chargé, ils trouvèrent un emplacement facilement repérable par eux seulement puis enfouirent leurs butin, ensuite ils s'amusèrent à inventer leur propre légende qu'on raconterait encore dans des siècles, ils se comparaient à de mauvais génies en imitant des rire maléfiques et des bruits de fantôme puis tout d'un coup Kyoya se tourna vers Alice avec un air tellement sérieux qu'elle sursauta.
 
- Demain, le frère de ton Prince va mourir.
- Qu'est ce que tu raconte enfin ? Et pourquoi tu fait cette tête ? Tu me fais presque peur à nouveau.
- Demain, le frère de ton Prince va recevoir de fausses informations concernant une révolte du prince Damure de Nubie, qui est un proche de ton Prince, son frère va donc se précipiter pour prouver à ces parents qu'on ne peut pas faire confiance à ton Prince pour ce qui est de gouverner le pays mais ce sera un piège et il va tomber dedans.
- Comment est ce que tu est au courant de tout ça ?
- Tu crois que je vais gentiment me laisser manipuler par vous tous ? Si c'est le cas, tu te trompe. J'ai mon propre plan pour me tirer de cette situation.
- Et qu'est ce que c'est ?
- C'est moi qui va tuer le frère de ton Prince.
- Quoi ?! Mais ce n'est pas lui qui te permet de rester ici ?
- Et si je découvre qu'il cherchait à assassiner les souverains actuels ?
- C'est vrai ?! Il cherche à faire ça ?!
- Non. ... Mais ton Prince, oui.
- Et donc ?
- J'ai de faux document et j'ai utiliser quelques petites astuces pour gagner de faux témoins.
- Comment tu as pu ?!
- La question est comment as-tu pu tuer l'ancien commandant général des armées et torturer l'ancien grand prêtre de Ptah ?
- Je cherchais juste à ... Je voulait ...
- Faire ce que ton Prince voulait. Tu est une bien jolie marionnette.
- C'est faux !
- Prouve moi le contraire. Depuis que tu est arriver dans ce pays, est ce que tu as fait une chose qu'il n'ait pas décider ?
- ... Non.
- On avance. Qu'est ce que tu pourrait faire à présent ?
- Je ... Je ne sais pas.
- Il est temps que la marionnette change de main. Tu me comprend ?
- ...
- Alice ? Je ne t'entend pas.
- Pourquoi je ferais ça ? Tu compte le tuer aussi ?
- Bien sur que non. Tu vas juste me servir de bouclier et de justification pour ma bonne conduite et ma bonne foi envers le pays.
- Hypocrite.
- Et c'est toi qui parle ! Comment tu as fait pour ne pas être tuer par ses parents à ton arrivée ?
- J'ai- ! ... J'ai ...
- Tu as jouer les hypocrites. Tu as jouer les filles de bonnes familles avec ton soi-disant sang bleu. Et ils y ont cru !
- Comment tu aurais fait toi ?
- Comme toi. Mais je ne me serait pas voiler la face ! Et puis maintenant tu te cache bien derrière ton Prince. Personne ne t'aime dans ce palais.
- Et alors ?! Qu'est ce que ça peut bien te faire ?!
- Me dis pas que tu vas encore pleurer ... T'est chiante.
- Tait toi ! Tu sait pas ce que ça fait de devoir survivre comme ça !
- Tu pense savoir de quoi tu parle toi ?! T'as grandi dans un palais par sur un perpétuel champ de bataille !
- ... Je m'en fiche.
- ... Mais à quoi est ce qu'on joue ?
- Qu'est ce que je dois faire pour toi ?
 
Deux jours plus tard, presque tout les hauts dignitaires était réunit dans la salle du trône, tous avait la tête basse et murmurait entre eux, même Nile.
 
Il n'y avait que Kyoya, qui essayait tant bien que mal de s'empêcher de ricaner, et Alice, qui le pinçait à chaque fois qu'il cédait à cette envie, qui n'avait pas l'air d'être en deuil.
 
Le pharaon leva un ½il sur eux et ils s'arrêtèrent net puis il se leva, il avait l'air fatiguer et désemparé mais il parla tout de même d'une voix forte.
 
- Comme vous le savez, notre fils est parti de l'autre coté, je remercie les prêtres d'Anubis d'assurer son passage dans l'autre monde.
 
Les prêtres d'Anubis présents s'inclinèrent et débitèrent des condoléances et des remerciement pendant un bon moment avant que le pharaon ne leurs fasse signe de s'arrêter.
 
- Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour bannir le prince renégat qui a organiser l'assassinat de notre fils !
 
Alice jeta un coup d'½il à Nile qui ne bougeait pas d'un poil mais qui se mordait la lèvre inférieur comme s'il s'empêchait de parler ou de pleurer, elle prit sa main, il se retourna vers elle et la prit dans ses bras.
 
- C'est bien joli tout ça mais vous faites fausse route !
 
Toute la salle se retourna vers Kyoya qui regardait le pharaon droit dans les yeux, le pharaon le foudroya du regard mais Kyoya ne baissa pas les yeux et en profita pour sortir des documents.
 
- J'ai ici des documents qui prouvent que votre fils avait accepter le poste de commandant général des armées dans le seul but de faire un coup d'état.
- Que dis-tu ?! Cela ne peut être vrai !
- Mais heureusement pour vous, le prince Damure l'a découvert et a secrètement établie un plan avec moi-même et la demoiselle de compagnie de votre fils pour l'éliminer.
- Alice, tu-
- Chut.
- ...
- Donne moi ces papyrus !!
- Bien sur, votre Majesté.
 
Le pharaon arracha presque les papyrus de la main de Kyoya et les parcourut à toute vitesse, les personnes présentes commencèrent à chuchoter, le pharaon se rassit sur son trône en portant une main à son front, son autre main tremblait.
 
- Sortez. Tous.
 
La salle se vida dans la minute et Kyoya fit un rapide clin d'½il à Alice à travers la foule mais Alice n'y fit pas vraiment attention car Nile avait du mal à tenir sur ses jambes, elle le supporta jusqu'à ses appartements.
 
- Comment tu as pu me faire ça ?! J'avais confiance en toi Alice !
- Je n'ai rien fait.
- Tu t'est associer avec lui contre moi !
- Je n'ai jamais fait ça.
- Te fout pas de moi !
- On dirait que tu est ivre.
- Change pas de sujet !
- Tu veux pas qu'on en reparle demain ?
- Pour que t'aille avec lui cette nuit ?! Hors de question !!
- Quoi ?!!
- Tu sait très bien de quoi je parle !
- Le seul truc que je sait c'est que t'as l'air bourré.
- Encore une fois, change pas de sujet !
- Je ne change pas de sujet. Tu est sur que tu vas bien ?
- Fait pas comme si ça t'intéressait !
- Tu te conduit comme un gosse ! Regarde toi !
- Tait toi ! Je fais ce que je veux !
- Qu'est ce que tu as bu à la fin ?!
- Rien ! Arrête de voir le problème ailleurs !
- Alors pourquoi tu pleure et tu cri depuis des heures ?!
- T'occupe pas ! Retourne avec lui et c'est tout !
- Tu vient de me dire le contraire, il y a deux secondes !
- Parce que tu comptais le faire ?!
- Non !!
 
Ils se regardèrent dans les yeux puis Nile se remit à pleurer et à gémir, Alice fit le tour des appartements pour voir si rien n'était empoisonner ou si il n'y avait pas de trace de magie noire mais après plusieurs heures de recherche, elle ne trouva rien.
Elle retourna donc vers Nile qui s'était endormi sur le lit, il tremblait et gémissait dans son sommeil en appelant Alice, elle le mit dans une position plus confortable que la position f½tale qu'il avait adopté puis déplaça un siège jusqu'au lit, s'assit et resta prés de lui toute la nuit.
Le lendemain matin, Kyoya s'infiltra dans les appartements du Prince et trouva Alice et Nile encore endormi, il passa par les cuisines, vola un bout du repas qu'on gardait pour les souverains et retourna dans la chambre ou il secoua doucement Alice qui se réveilla.
 
- Bien dormi ?
- J'ai fait un cauchemar affreux. Qu'est ce que tu cache ?
- Du lait d'ânesse et des petits pains au miel, avec aussi des figues, du poisson, et un peu de viande.
- Où as-tu pu avoir tout ceci ?
- Ton ton. Refais moi ça.
- ... Ou t'as eu tout ça ?
- Je préfère et ... c'est un secret.
- Le repas du pharaon et de sa femme dans les cuisines ?
- Zut. Tient.
- Je réveille Nile et puis on partage tout les trois.
- Non !
- Comment ça non ?
- J'ai pas pris ça pour lui, il aura son petit déjeuner lui.
- Mais même lui n'a pas souvent l'occasion de manger de la viande.
- Tant pis. Ne le réveille pas d'accord ?
- ... D'accord.
- C'était quoi ce cauchemar ?
- Nile se ... Il se ...
- Continue. Je t'écoute.
- Il se suicidait et mes ... Mes rêves sont souvent ...
- Des visions ?
- Comment tu sait ?
- C'est un secret.
- Tu ne me dis jamais rien.
- Ne dis pas ça. Mais c'est un idiot, suicide ou pas.
- Comment peut-tu dire ça ?!
- Il faut que je t'avoue un truc.
- Qui est ?
- Dehors.
- Non.
- Si.
- Non.
 
Ils se regardèrent pendant un moment puis Kyoya attrapa de la nourriture et ouvrit de force la bouche d'Alice pour lui mettre dedans puis il la tira par les vêtements jusqu'à se retrouver bien loin du palais.
 
- Est ce que tu est dingue ?!
- Arrête. De. Poser. Des. Questions !!
- Et Nile qui ne me trouvera pas à coté de lui quand il se réveillera ...
- Nile a pas arrêté de pleurer parce que son plan c'était de sacrifier le prince Damure et toute les personnes qui ont participer à l'opération et je les ait toutes sauver !
- Non, il ne-
- Silence. Ils voulait les sacrifier car ainsi personne n'aurait pu remonter jusqu'à lui et une fois que ce serait fait, il aurait eu la possibilité de tuer ses parents !
- Non, tu ...
- Silence ! Il a peur, c'est une poule mouillée ! Il n'a pas la force de caractère pour réaliser ces ambitions ! C'est -
- C'est faux !! Tu raconte n'importe quoi !! Tait toi !!
- ... Ce n'est pas parce qu'il t'as sauvée il y a 1 an que tu lui dois la vie.
- 1 an ? Qu'est ce que tu raconte ? Ça fait 3 mois.
- Mais dans quel monde tu vis ? Ça fait 1 an que tu est ici.
- Mais ... Je ...
- Il aurait sûrement pu te donner des nouvelles de ton frère mais il ne l'a pas fait. Il aurait sûrement pu améliorer ta condition mais il ne l'a pas fait. Juridiquement tu est son esclave.
- Non, c'est ...
- Ferme la et regarde la vérité en face ! Tu n'as pas de rôle ici et qu'est ce que tu as fait pour l'aider à tuer son frère ? Rien parce qu'il n'avait pas besoin de toi, il n'a plus besoin de toi maintenant parce que ces cibles sont à portée !
- Il a besoin de moi, hier il pleurait et il n'avait que moi.
- Que toi ? Mais n'importe quel servante aurait fait le même boulot !
- Alors pourquoi il n'a pas appeler quelqu'un d'autre ?
- Tu sait, les garçons à cet age la, ils espèrent des choses des jolies filles comme toi.
- Tu est immonde !
- Je suis réaliste ma jolie.
- Ne me parle pas familièrement, je ne t'y autorise pas !
- Allez, encore trois petites phrase et tu vas pleurer à mes pieds.
- Comment ose-tu dire des choses aussi condescendantes ?!
- Je dis ces choses car elles sont vrai. D'ailleurs j'aurais pu te mettre dans cette position depuis longtemps si je l'avais voulu.
- Personne n'oserait piétiner son honneur pour faire ces choses avec un sauvage comme toi !
- Personne ? Pourtant en ville-
- Ferme la !! Tu devrais crever !! Je te hait !! Crève !!
 
Kyoya resta immobile et la bouche ouverte pendant qu' Alice s'effondrait en pleurs, il se gratta la tête et regarda autour de lui, puis regarda Alice, ouvrit la bouche, la ferma, regarda le ciel, rouvrit sa bouche puis la referma et se regratta la tête.
A ce moment, Alice leva sa tête, ses larmes était encore en train de couler mais elle avait un grand sourire sur son visage.
 
- Je te déteste, tu le sait ?
- Je crois l'avoir compris.
- Tu est vraiment bête de me faire pleurer, tu sait ? Nile pourrait te faire exécuter. Ou t'exécuter lui même.
- La deuxième solution lui ressemble plus. Pain au miel ?
- Viande !
- Eh, elle est à moi !
- Je suis une princesse en pleine croissance et j'exige la meilleure nourriture qui soit.
- Et si on -
- Et que mon serviteur exécute chacun de mes ordres sans discussion.
- Et moi qui allait te proposer de partager ! Tu n'auras rien, petite princesse égoïste !
- Même pas les dattes ? Je ne savait pas que tu aimait ça autant que ça. Désormais tu seras Kyoya le singe chapardeur de dattes.
- Tient, bouffe les tes dattes ! Et fout moi la paix !
 
Dans le palais, Nile se réveilla seul dans sa chambre et déambula dans tout le palais à la recherche d' Alice puis il atterrit dans la salle du trône.
 
- Ah, mon enfant vous voila. ... Mais vous avez une mine affreuse !
- Pardonnez moi mère, c'est ... La mort de mon frère m'a profondément affecter.
- Vous ne pouvez tout de même pas vous montrer à votre future femme ainsi. D'ailleurs ou est cette étrangère ?
- Je ne sais pas le moins du monde ou peut-elle bien être à ce moment précis. Voulez vous que j'aille la chercher ?
- Avez vous perdu la tête ?! Elle ruinerait votre rencontre avec votre future femme ! Ses manières sont tellement ... Enfin, ne parlons pas de malheur. Et puis elle est sûrement en train de forniquer avec cet autre étranger.
- Mère ! Comment osez vous ?!
- Pitié, toutes les servantes ne parlent que de ça. Ça leur paraît tellement exotique mais je suis certaine qu'ils ressemblent plus à des animaux qu'à des êtres humains.
 
Nile poussa sa mère hors de son chemin et couru vers le Nil, la il retira tout l'air de ses poumons et plongea de manière à atterrir au fond du lit du fleuve, le courant l'emporta au loin, il finit par suffoquer et commença à se noyer puis un crocodile le porta à l'air libre ou il recracha l'eau qu'il avait avaler, c'est à ce moment qu'il se rendit compte que quelqu'un était pencher au dessus de lui.
 
- Nile ... Je suis désolé ... C'est ma faute ... J'aurais du ...
- Alice ... Pourquoi tu pleure ? ... En fait ... Tu ne peux pas être la ... Je suis mort ...
- Oh non ! Ne dis pas ça ! Je t'en prie ! Sobek t'a sauver ! Ne le remercie pas en voulant mourir, je t'en prie !
- Sobek ... Mourir ... Pourquoi j'ai voulu ...
 
Il tourna la tête et aperçut Kyoya qui regardait la scène de loin les pieds au sec, il se retourna alors vers Alice et la gifla, Sobek l'éjecta et partit en vitesse pendant qu'il essayait d'avoir pied, Alice essaya de l'aider mais il la repoussa violemment, une fois sur ses pieds il foudroya Alice du regard pendant que Kyoya avait fait quelques pas en avant et avait maintenant les pieds dans l'eau.
 
- Espèce de ... !! Menteuse !! Traîtresse !! Comment tu as pu me mentir comme ça ?!! J'avais confiance en toi !! Je croyais en toi !! Je ... Je te croyais innocente !! Disparaît de ma vie !! Je ne veut plus jamais te voir !!
- Nile, qu'est ce que tu -
- Tait toi !! Ne m'adresse plus jamais la parole !! Tu est une moins que rien !! Je me suis souillé en restant aussi proche d'une personne immonde comme toi !! Je te hait !! Je t'exècre !! Ma mère avait raison !! Tu aurait dû mourir dés le départ !! Jamais je n'aurait du te sauver !! Jamais !!
 
Alice trembla de tout son corps, ses larmes coulait tellement que des rivières se formait sur ses joues puis tout d'un coup elle hurla de douleur, c'est pendant ce cri que quelque chose tomba dans l'eau et elle se rendit compte que c'était la tête de Nile qui Kyoya maintenait dans l'eau, elle avança vers lui mais elle se figea devant son regard, il sortit la tête de Nile de l'eau en le maintenant par les cheveux.
 
- Tu vas la fermer maintenant, petit merdeux ?!! J'essaye de la rendre heureuse ! Chose que tu ne peux pas faire alors maintenant ferme la ! Ne ruine pas tout mes efforts alors que tu est assez égoïste pour la faire souffrir ! Compris ?!
- Allez crever ...
- T'en a pas eu assez ? A ton service.
 
Kyoya lui remit la tête dans l'eau et sifflota pendant que Nile essayait de se dégager, Kyoya finit par regarder en amont et en aval du Nil avant de sortir la tête de Nile de l'eau.
 
- Crève ...
- Mais toi d'abord puisqu'il n'y a pas un seul dieu qui vient te sauver. Donc je pourrais te noyer moi même puisque tu le souhaitait tant avant que ce dieu crocodile ne t'emmène jusqu'à nous.
- Tu ment ... Je me suis sauver seul ...
- Mais bien sur, tu as du recracher l'équivalent d'une jarre grâce à elle et tu la remercie en la giflant, l'insultant et l'humiliant ?!
- Tu ment ... Vous n'êtes que deux menteurs ...
- Et voila qu'il se met à pleurer. Tu sait quoi ? Tu me gave !
 
Kyoya replongea la tête de Nile dans l'eau et bailla, il regarda Alice qui n'osait pas bouger, regarda Nile essayer de se libérer, leva les yeux au ciel puis soupira et sortit la tête de Nile de l'eau.
 
- C'est mon dernier avertissement. Si tu répond encore mal cette fois ci, je te jure sur la tête de cette abrutie de fille que je te tue.
- Pourquoi tu le jure ? ... Tu as déjà tout les droits sur elle alors tue moi !
- Quoi ?
- Me fait pas répéter ! Elle et toi vous ... ! Vous ...
- Attend. C'est pour ça que t'arrêtait pas de pleurer ? Tu pensait que je te l'avait voler ?!
- Mais vous ... Vous avez ...
- Oh, c'est à ça que tu pense ! La demoiselle n'est pas à mon goût mais toi par contre ...
 
Kyoya se lécha les lèvres, Nile hurla de peur et il alla se cacher derrière Alice quand Kyoya le lâcha en éclatant de rire, Alice attrapa la main de Nile et jeta un regard désapprobateur à Kyoya qui haussa les épaules.
 
- Cet innocent petit garçon pensait qu'on faisait ce que tu faisait avec ton frère.
 
Alice se retourna vers Nile qui tourna la tête, elle lâcha sa main et il essaya de lui reprendre jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'elle allait vers Kyoya alors il se figea et se mit à reculer lentement pendant qu'Alice s'adossa à Kyoya.
 
- C'est bon, t'es à l'aise ?
- Oui.
- Alors on rentre, on réglera ça au palais.
- Je te suit.
- Fait en sorte qu'il suive aussi.
- Pas de souci.
 
Ils se dirigèrent tout les trois vers le palais et à l'entrée une dizaine de servantes emportèrent Nile qui avançait en traînant les pieds et en pleurant, Alice essaya de le suivre mais les gardes l'empêchais de s'approcher.
 
- Nile ! Dis leur quelque chose ! Nile !
- Laisse tomber.
- Pourquoi ? Elles sont en train de le traîner contre sa volonté !
- Tu ne peux rien faire. Tu ne pourra plus jamais l'atteindre maintenant.
- Mais de quoi est ce que tu parle ?!
- On va rentrer par l'arrière et je vais te montrer pourquoi il a chercher à se suicider.
- Il faut que je le sauve ...
- Trop tard. Il est bien trop tard.
 
Alice et Kyoya rentrèrent dans le palais par les cuisines puis se dirigèrent vers la salle du trône.
Les souverains était assit sur leur trône, Nile se tenait entre eux deux, il faisait face à une jeune femme un peu plus vieille que lui et accompagnée d'un guerrier.
La jeune femme portait des vêtements et des accessoires qui criait son haut rang, tout comme le guerrier a ses cotés dont l'armure dorée aveuglait littéralement qui essayait de le regarder.
Alice regarda Nile qui arborait un regard presque éteint, elle voulut avancer mais Kyoya la tira contre lui et la maintenu pour qu'elle n'essaye plus de bouger, tout en lui mettant une main sur la bouche pour qu'elle ne proteste pas.
 
- Avez vous fait bon voyage, princesse Hélène ?
- Oh oui, votre majestée. Le voyage a été absolument exquis.
- Je suis heureuse qu'il vous ait plus. Nile, allez donc embrassez votre fiancée.
 
Derrière une colonne, Alice essaya de crier et de se débattre pendant que Nile s'agenouilla et baisa la main de la princesse, le regard vide.
Pendant que la princesse rougissait et souriait, Alice pleurait à nouveau toutes les larmes de son corps.
 
- Vous avez la un fils charmant.
- Et il fera un merveilleux fiancé, je peux vous l'assurer.
- Vous m'en voyez ravi.
- Mon fils, ne devriez vous pas emmenez votre fiancé dans vos appartements ?
 
Nile se figea et baissa la tête jusqu'à regarder le sol, il serrait les poings et tremblait, la princesse et les souverains eurent un regard d'incompréhension mais ne firent pas un mouvement vers Nile, seul le guerrier regarda Nile puis avança de quelques pas, jusqu'à se retrouver à sa hauteur.
 
- Vos majestés me permettrait-ils de fouiller les appartements de votre fils avant que ma chère princesse ne s'y aventurent ?
- Pourquoi tant de précautions ?
- Il est de notoriété publique que votre règne est celui des assassinats, il est donc impensable que je laisse ma princesse épouser votre fils si il y a le moindre risque qu'une quelconque tentative d'assassinat soit faite à son encontre.
- Bien, vous y êtes autorisé.
- Par ailleurs, j'aurais une autre requête.
- Qu'est-ce ?
- Je voudrais interroger les deux plus proches serviteurs de votre fils, connu sous les noms d'Alice Leafwood et de Kyoya Tategami.
- Parlez vous des deux lions du désert, mon cher ?
- Parfaitement, ma princesse.
 
Nile leva la tête et regarda le guerrier qui lui sourit discrètement puis il regarda la princesse dont les yeux brillait comme ceux d'une enfant à qui l'on racontait un conte.
 
- Pardonnez moi mais d'où avez vous appris leur existence ?
- Vous ne saviez pas, cher prince, que vos serviteurs sont réputés êtres les plus loyaux au monde ?
- Je l'ignorais. ... Et ce surnom, d'où vient-il ?
- On raconte que vos serviteurs passent leur nuit à arpenter ville et désert pour vous protéger de tout danger, on raconte même que pour mieux accomplir cette tache, ils auraient accompli un pacte avec Sekhmet qui leur aurait accorder le don de se transformer en lions, une fois la nuit tomber.
- J'ignorais toute cette histoire.
- J'espère être un jour aussi loyal que vos serviteurs. Malgré tout, ils représentent un danger pour ma princesse et je dois donc m'assurer de leurs loyauté à son égard.
 
Kyoya indiqua en silence à Alice de retourner dans les appartements du prince, après qu'elle soit parti et hors de vue il sortit de derrière la colonne, s'adossa à elle en sifflotant et pendant que tout le monde le regardait il fit un clin d'½il à la princesse qui tourna la tête en rougissant.
 
- Peut-être serait-il plus poli de parler de moi quand je suis la, surtout si c'est pour faire de telles éloges ! ... Surtout devant une aussi jolie princesse.
 
Nile écarquilla les yeux et ouvrit la bouche comme si il était un poisson hors de l'eau, le guerrier regardait Kyoya du coin de l'½il et la pharaonne lui jetait un regard noir, profondément outrée par son attitude.
 
- Je vous prierai de retenir vos paroles. Nous pouvons nous passer de votre aide.
- Mais je ne faisait que dire que je donnerais ma vie pour protéger une femme aussi charmante.
- Votre loyauté est-elle assurer ?
- Elle l'est et le sera jusqu'à ma mort.
- Il me semble que ce serait une grande perte que votre mort, mon ami.
 
Kyoya eut un sourire en coin, il avança dans la salle, se plaça face à la princesse et lui baisa la main en la regardant dans les yeux.
 
- Nul mot n'aurait pu me faire plus plaisir que ceux que vous venez de prononcez.
 
Il garda la main de la princesse dans la sienne en continuant à la regarder, elle rougissait et jouait avec une de ses mèches de cheveux jusqu'à ce que le pharaon frappe son sceptre contre le sol.
 
- Tategami, je vous ordonne de conduire le noble guerrier King jusqu'à votre partenaire Leafwood puisqu'elle ne se trouve pas avec vous.
- Avec plaisir, votre majesté.
 
Suivant l'ordre du pharaon, Kyoya conduit King à travers les couloirs jusqu'au appartement de Nile, Alice était assise sur le rebord d'une fenêtre et avait le regard fixé sur un point à l'horizon.
 
- Voilà Alice mais je t'avouerai que vous avez un peu foutu sa journée en l'air.
- Comment ça ?
- Peut être que Nile l'aime et qu'elle lui est fidèle au point de laisser son propre amour de coté sinon je sais pas pourquoi vous avez foutu sa journée en l'air !
- Oh, je me doutait qu'il y avait une histoire d'amour dans tout ça mais j'ignorai totalement qu'elle serait impliqué mais n'était-elle pas au courant ?
- Non parce qu'il lui a cacher tout ça ! Et moi, je dois réparer les pots cassés !
- Et qui est tu dans cette histoire ? Juste celui qui subit ?
- ... Je suis son amour.
- Je vois que c'est compliqué par ici. Enfin, pas aussi compliqué que de supporter cette enfant gâté.
- La princesse ?
- Ouais.
- T'était pas en train de parler avec un ton hautain il y a deux secondes ?!
 
Alice descendit du rebord de la fenêtre et s'adossa à l'épaule de Kyoya qui la regarda sans rien dire.
 
- Il fait comme moi. Tu parle comme si t'avait du miel sur la langue alors que t'a juste envie de les balancer dans un nid de scorpion.
- La princesse par exemple ?
- Non. Nile.
- Dis celle qui a pleurer comme si elle était en deuil, deux fois en même pas deux heures.
- Peut importe. Je n'ai plus rien à faire ici.
- Crois moi. J'ai encore besoin de toi.
- Vraiment ?!
- Vraiment.
 
Alice se mit tout d'un coup à sauter partout mais Kyoya l'attrapa par le col et la regarda dans les yeux pendant qu'elle essayait de se faire toute petite.
 
- Mais tu vas devoir me faire totalement confiance, ne pas te plaindre, ne pas en parler à Nile et surtout ne pas faire de crise de jalousie.
- Pourquoi est ce que ... Kyoya !!
- Quoi ?! C'est pas la première et pas la dernière ! Je fait ça pour toi et toi tu fait ça pour Nile ! Et toi King, tu fait ça pour te débarrasser d'une gamine.
- On va me mettre la faute sur le dos.
- Sauf si on a des preuves qu'elle a abuser de ta confiance et de son statut de fiancé du prince.
- Et comment tu vas faire ça ? Elle va dormir avec lui à partir de ce soir !
- QUOI ?!!
- Alice, la ferme !!
- Mais il est hors de question que je - !
- Tu vas te taire et faire ce que je te dis ! Je vais avoir besoin d'une bonne dose de somnifère et d'une bonne réserve d'ingrédients aphrodisiaque et je veux tout ça dés demain !
- Comment tu veux que je réussisse ça ?! Je suis pas une déesse !
- Je m'en fout ! Débrouille toi mais je veux ce que je te demande sinon Nile est très mal !
- Je suis à tes ordres !
 
Alice courut comme si sa vie en dépendait pendant que Kyoya s'installait sur le même rebord de fenêtre qu'Alice plus tôt.
 
- Qu'est ce qu'elle est manipulable ...
- Pourquoi fait-tu ça ?
- Je l'ai dit. Je fait ça pour elle et elle fait ça pour Nile.
- Est ce que quelque part tu ne l'aimerait pas un petit peu ?
- Si elle n'était pas aussi manipulable je pourrait peut-être en faire quelque chose.
- Tu ne m'écoute pas, je crois.
- Je n'écoute pas les conneries.
- Tellement brutal et grossier. Avoue que c'est ce qui lui a plu chez toi.
- T'est con.
- Faut dire qu'elle sort de la cour de l'empereur de Chine, c'est tellement raffinée que rencontrer un rustre dans ton genre, ça devait être dépaysant.
 
Kyoya bondit du rebord de la fenêtre et plaqua King contre un mur alors que les portes s'ouvrirent.
 
- Kyoya ! Est ce que tu te rends compte de ce que tu est en train de faire ?! Tu avait promis loyauté à la princesse ! C'est un acte de traîtrise que tu est en train de commettre !
- J'ai jurer fidélité et obéissance à la princesse, pas à son abruti de garde du corps.
- Peut importe ! Je t'ordonne de le lâcher !
- Bien. ... Il faut que j'en profite pour vous prévenir qu'Alice ne reviendra pas au palais avant ... Pour être honnête, je ne sais quand elle reviendra.
- King, pourriez vous nous laisser ?
- Bien sur, Prince. Je vais de ce pas prévenir ma princesse que vos appartements sont l'endroit idéal pour qu'elle puisse se reposer en toute sécurité.
 
King sortit et referma la porte, Nile se retourna vers Kyoya en fronçant les sourcils.
 
- Où est-elle ?!
- Pardon ?
- Où l'as tu envoyer ?!!
- Je ne l'ai envoyer nul part. Elle est parti du palais de sa propre initiative.
- Pourquoi ?!
- Pourquoi lui avoir cacher votre mariage ?
- Je pensait pouvoir l'annuler ! Je pensait -
- Pouvoir tuer vos parents avant ?
- Comment as-tu appris ça ?! Je ne l'ai dit à personne !
- Ça n'a pas d'importance. J'ai dit à Alice que vous vouliez tuer vos parents et que vous n'aviez plus besoin d'elle pour le faire. Elle a tout nier en bloc, évidemment.
- Donc elle savait pour le mariage ? Elle savait que je voulait la préserver de tout scandale ?
- Comme si j'allais vous rendre la tache facile en vous donnant le beau rôle ! Bien sur que non je ne lui ai pas dit pourquoi !
- Pourquoi fait tu ça ?! Qu'est ce que tu cherche à avoir d'elle en la maltraitant à ce point ?!
- Vous savez ce qu'elle aurait fait si l'un de nous deux l'avait mit au courant ?
- Elle aurait tuer la princesse Hélène ... Elle est aller la tuer n'est ce pas ?! Rattrape la et arrête la !!
- Non, elle n'est pas aller la tuer. Elle est trop blesser pour vous sortir de cette situation.
- Il faut que je la retrouve et que je m'excuse !
- Et votre cérémonie de mariage ?
- Tu as le don de gâcher la vie des gens.
- Je vous en prie, je n'ai jamais eu l'intention de gâcher la votre. Maintenant rejoignez votre merveilleuse femme.
- Qu'est ce que tu prépare Kyoya ?
- Mais absolument rien qui ne te concerne, espèce de gosse-incapable-de-prendre-les-sentiments-d'une-fille-en-compte.
- Je crois que je vais éviter de te tourner le dos cette fois.
- Ce serait plus prudent, effectivement. Et bon mariage qui va gâcher votre vie !
 
Nile sortit en marche arrière pendant que Kyoya jonglait avec une dague puis il alla à la cérémonie de mariage.
Pendant ce temps, Kyoya sortit du palais par la fenêtre et partit rejoindre Alice qui faisait les courses au marché, de préférence en volant.
 
- Les bonnes vieilles habitudes ?
- J'ai que très peu d'argent de toute façon. ... Tu vas coucher avec ?
- J'en ai marre de me répéter toute les deux secondes.
- Oui, je sait. Tu fait ça pour moi et je fait ça pour Nile.
- Mais quelque chose ne va quand même pas. C'est quoi ?
- Peut être que tu devrais bien te comporter pour une fois.
- C'est à dire ?
- ... Rien, oublie.
- Tu ne serait pas en train de suggérer de laisser tomber Nile ?
- On a pas vraiment besoin des autres pour survivre.
- M'inclue pas dans tes idées stupides. Et puis je me suis jamais fait une princesse. Je te parie qu'elle est vierge.
- ... T'est cruel.
- Et toi, tu me déteste.
- T'aide pas.
- Allez, dépêche toi de faire ces achats et on retournera tranquillement à notre vie d'avant.
 
Les semaines d'après furent épuisantes pour tout le monde, Alice passait son temps aux cuisines à faire de la nourriture que Kyoya donnerait à la princesse et le reste du temps elle faisait le guet pendant que Kyoya parlait à la princesse, Kyoya passait le reste de son temps à se renseigner auprès de King sur tout les intérêts et les goûts de la princesse, King avait pour mission d'occuper Nile quand Alice et Kyoya agissait et la nuit il s'entraînait avec eux, Nile poursuivait sa vie de son coté mais n'avait pas revu Alice depuis l'arrivée de la princesse et voyait de moins en moins Kyoya.
 
Un jour, King rentra dans les appartements du Prince pour le distraire et il le trouva assis à une table, des papyrus déchirés étalés dans toute la pièce, il avait la tête dans les mains et le regard fixe sur la table.
 
- Que vous arrive t-il Prince ?
- King, est ce que je peux me confier à toi ?
- Bien sur, je serait muet comme une tombe.
- Ne me parle pas de tombe quand je suis prêt à m'enterrer moi même !
- Pardonnez moi.
- Ce n'est rien. En fait ... Je n'aime pas la princesse. Je ne veux pas de ce mariage ! Je ne veux même pas être pharaon !!
- Que racontez vous ?
- Mais je le doit, j'ai fait une promesse mais la personne à qui j'ai fait cette promesse m'a abandonner ! ... Ou bien est ce moi qui l'ait abandonner ?
- Allons, vous devez délirer.
- Non !! ... Si seulement Alice était la. ... Je n'ai besoin de personne d'autre ...
- Vous ... l'aimez ?
- Oui et ... C'est elle que j'aurais voulu épouser.
- Mais ce n'est qu'une esclave.
- Et tu n'est qu'un guerrier ! Pourtant je me confie à toi car j'ai entendu dire que ... Que tu la voyait en dehors du château.
- Vous les avez abandonner, tout les deux.
- Kyoya n'a pas besoin de moi. Il n'a jamais été la pour moi.
- Alors pourquoi vous sert-il aujourd'hui ?
- Parce qu'il a le contrôle sur Alice.
- Que voulez vous dire ?
- Il peut lui faire ce qu'il veut, quand il veut. Moi, maintenant, elle ne m'écouterai pas. J'ai perdu sa confiance. A jamais.
- Pourquoi ne lui posez pas vous même la question ?
- Parce qu'elle ne reviendra jamais vers moi. Je le sait.
- Vous êtes pourtant son Prince. Tout comme j'ai ma princesse.
- Oui mais ... Je ne sait pas comment exprimer ça.
- Vous la considérez comme votre égal ?
- Ça doit être ça. Je suis son égal et elle ne m'est inférieure en rien, elle n'est pas mon esclave et je voulait l'élever au range de reine mais mes parents ont agi trop vite. Je n'ai rien pu faire.
- Ce mariage était prévu depuis votre enfance.
- Comment ?! Qu'est ce que tu vient de dire ?!
- Vos parents vous ont fiancé à ma princesse dés votre plus jeune age. Jamais vous ne pourrez épousez votre amour. D'ailleurs pensez un peu au conséquence pour votre pays ! Une reine étrangère et paria dans son propre pays ? Ce serait la ruine pour vous !
- Que doit-je faire ? Je doit faire renaître l'Égypte mais personne ne me laisse prendre de décision !
- L'on s'attend à ce que vous poursuiviez ce qui a été fait par votre père, et le père de votre père et le père du père de votre père.
- Mais ce n'est pas ce que les dieux attendent de moi !
- Je ne sais pas ce que les dieux attendent de vous mais ils n'ont pas l'air d'être à votre écoute.
- Mais ils l'étaient ! Quand le grand prêtre de Ptah est mort ! Quand je me suis enfui du palais pour rechercher Alice qui avait été kidnapper ! Quand j'ai essayer de me ... Alice était la aussi.
- Le Nil vous a apporter votre destinée. Mais vous n'avez pas l'air de vouloir l'écouter.
- Elle ne m'a plus rien dit depuis tellement longtemps ...
- Que lui avez vous dit de votre coté ?
- Rien.
- ... Alors vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous. Je vais maintenant m'éclipser si vous le voulez bien.
- Oui, tu peut t'en aller.
 
Le soir même, Kyoya entra dans les appartements de Nile et déposa un plateau de nourriture sur une table.
 
- Que vient tu de nous apporter ?
- Juste un peu de bière pour mon prince et du lait de chèvre pour la femme de mon prince.
- Pourquoi maintenant ?
- Allons mon cher, vas tu être suspicieux envers ton propre serviteur ?
- Non, vous avez raison. Excuse moi Kyoya.
- Ce n'est rien. Je comprends votre inquiétude.
- Sur ce, je vous quitte.
- Merci pour tes services.
 
Kyoya sortit de la pièce et sourit à Alice qui avait la tête basse, Kyoya lui attrapa le menton pour qu'elle le regarde.
 
- Désolé de devoir te mêler à tout ça.
- Pourquoi moi ?
- Tu dois le faire pour Nile.
- Même ... Et puis ... Si ... Si on vous découvre ...
- Ne t'inquiète pas. Il suffira d'une fois.
- Tu est sur ?
- Absolument, je sais ce que je fais. Fais ce que je te demande et repose toi sur moi.
- D'accord.
 
La nuit vint, Nile tomba de sommeil alors que la princesse se retourna de nombreuses fois dans son lit alors que Nile ne bougeait pas.
Au bout d'une heure, Alice entra dans la chambre et s'approcha de la princesse.
 
- Ma princesse, le lion du désert souhaite vous voir.
- Maintenant ? Mais ... Je ne sais ...
- Ne vous inquiéter pas pour le prince.
- Comment peut-tu en être sure ?
- Voulez vous rester seule pour le reste de la nuit à vous languir du corps d'un homme ?
- Mon mari est un homme.
- Qu'est-il comparer au sauvage lion du désert ?
- Et la lionne ? Que fera la lionne ?
- Le lion du désert est tout à vous et prêt à obéir aux moindres de vos ordres.
 
La princesse se vêtit très légèrement et Alice la conduisit dans l'écurie où Kyoya l'attendait puis elle revint dans les appartements de Nile, elle s'assit sur le lit à coté de lui et lui caressa les cheveux, elle eut un sursaut de surprise lorsqu'il entrouvrit ses yeux.
 
- ... Alice ? ... Tu ne peut pas ... Je dois rêver.
- Oui Nile. Ce n'est rien qu'un cauchemar. Un affreux cauchemar.
- Un cauchemar ? ... Non, t'avoir est un rêve.
- Tu ferais mieux de dormir.
- Mais je dort puisqu'il est impossible que tu soit ici au palais. Tu est parti pour vivre avec Kyoya.
- Jamais je ne vous abandonnerai mon Prince. Peut importe ce que ça me coûtera.
- Mais tu n'est plus la. ... Et tu me manque. ... Tu me manque tellement.
- Je serais toujours à vos cotés.
- Alice ...
 
Nile se rendormit, Alice essuya les larmes qu'elle avait sous les yeux puis se redirigea vers l'écurie ou elle se mit à pleurer de toute ses forces.
Le lendemain, personne ne se doutait de rien, Kyoya consolait Alice sur une dune du désert pendant qu'elle regardait le palais, le regard perdu au loin, et King lavait les écuries à fond pour ne pas laisser de trace, le sourire aux lèvres.
C'est d'ailleurs King qui vit la princesse se jeter à ses pieds quelques mois plus tard, lui faisant les plus belles promesses pour qu'il garde le secret de sa grossesse, il promit avec un sourire en coin puis alla voir Kyoya qui éclata de rire au beau milieu de la cuisine du palais.
 
- Je t'avais dit que je savait comment fonctionnait les chiennes !
- Qu'est ce que tu veux que je fasse de sa portée ?
- Faisons croire qu'elle est de haute race.
- Et pour Alice ?
- Quoi Alice ?
- Tu ne crois pas qu'elle a assez souffert de ton manque de sentiment ?
- Comme si elle ne savait pas à quoi elle s'attendait ! Laisse la dans son coin et tu la verras en extase quand la vérité sera révéler.
- Comment tu peux en être sur ?
- Ce chien de race l'a élever en meurtrière alors qu'il s'en repente en la voyant égorger sa fiancée.
- Tu lui as dit de faire quoi ?!!
 
Toutes les personnes présentes se tournèrent vers King qui ne quittait pas Kyoya des yeux, Kyoya restait silencieux et continuait à manger quand King frappa la table du poing et lança l'assiette de nourriture à travers la cuisine, il attrapa Kyoya par le col et le secoua.
 
- Comment tu peux oser lui faire ça ?!! Après tout ce qu'elle a fait pour toi !!
- Pourquoi tu est aussi émotif ? Ne me dis pas que tu t'est attacher à elle.
- Si, je me suis attacher à elle ! Je l'ai tellement vu se plier en quatre et écraser son ego pour te plaire que je n'ai pas pu faire autrement !
- C'est n'importe quoi. Tu agis comme un gosse.
- Et toi tu n'as pas de c½ur ! Et tu ne fait que jouer avec celui des gens !
- Je joue avec les fantasmes des gens plus précisément.
- Tu me dégoûte !
 
King lâcha Kyoya et sortit de la cuisine puis il entra dans la salle du trône et s'inclina devant les souverains.
 
- Que vient-tu faire ici seul ?
- Je vient vous annoncez une merveilleuse nouvelle.
- Parle.
- La princesse Hélène est venu me parler ce matin à même pour m'annoncer une charmante nouvelle, elle attend un enfant.
- Je voit. Veuillez garder cette information secrète.
- Nous comptons sur vous, noble guerrier
- Je vous remercie de votre confiance, vos majestés.
 
La nuit venue, King, Kyoya et Alice se réunissait dans une sombre ruelle d'un quartier dangereux, tous les trois bien armés, ils passaient leurs temps à jeter des coups d'½il un peu partout en même temps qu'il discutait mais chacun d'eux souriait dés qu'ils devaient sortir leurs armes pour faire fuir de potentiels agresseurs.
 
- Tu as finalement décider de suivre mon plan.
- Ne me remercie pas ou je vais vomir.
- Alors on attend et c'est tout ?
- Non, j'ai un travail très spécial pour toi
- Kyoya, ne fait pas ça.
- ... Tu vas pouvoir la tuer.
- Tu ment ! Tu ne peux pas me faire une faveur pareille !
- Qu'est ce que tu compte faire ?
- Je vais la décapiter puis je lèverait sa tête bien haut et je brûlerai son enfant !!
- Ça promet ...
- Pas de souci mais choisit le bon moment, je te l'indiquerai.
- Ça ne te dérange vraiment pas de l'autoriser à brûler ton propre enfant ?
- Peut importe. C'est trop de poids et qu'est ce que tu veux que j'en fasse ?
- L'élever, fonder une famille.
- Je croyais que tu était un guerrier.
- Je le suit mais je sait que certain ont des appels plus fort que celui du champ de bataille.
- Ni moi, ni Alice ne connaissons autre chose.
- Ça me fait penser que je deviendrais bien mercenaire, une fois toute cette histoire fini.
- On t'accompagne ?
- Ne parle pas à ma place !
- Je sais que t'en meurt d'envie.
- D'accord, j'en suit.
- Alors allons porter un toast à notre future équipe de mercenaires ! C'est ma tournée !!
- Je vais tous vous faire rouler sous la table !
- On vérifie ça ?
- Aucun de vous ne me battra.
- Ah oui ? King, on s'associe ?
- Pas de souci, j'ai hâte de la voir bourrée.
- Vous trichez !
- C'est toi qui as proposer.
 
Quelques mois plus tard, tout le palais était en pleine effervescence, la princesse Hélène était en train d'accoucher.
C'est ce moment qu'Alice choisit pour entrer dans le palais, tout les serviteurs se retournait sur son passage car elle était aussi richement habillée qu'une dame de haut rang et elle était suivi de Kyoya et King armé jusqu'au dents, elle se dirigea vers les appartements de Nile et le trouva en train de faire les cents pas devant la porte menant à sa chambre.
Il aperçut Alice et se mit à pleurer, elle le prit dans ses bras et tenta de le calmer pendant qu'il n'arrêtait pas de s'excuser et d'essayer de se racheter auprès d'elle.
 
- Il n'est pas de moi ! Je te le jure ! Il n'est pas de moi !
- Chut, Nile.
- Je t'en prie, crois moi !
- Je te croit, ne t'inquiète pas.
- J'aurais du te chercher depuis tout ce temps ! Je suis tellement désolé !
- Tu ne pouvait pas, j'en suis consciente.
- Il n'est pas de moi ... Je n'en veut pas ...
 
Un cri de bébé retentit, Alice jeta un coup d'½il à Kyoya qui lui indiqua la porte, elle repoussa Nile puis entra dans l'appartement ou la princesse allonger sur un lit tenait un bébé aux cheveux vert, elle leva la tête et vit Alice et Kyoya la regarder d'un air froid.
 
- Lion du désert ! ... Et vous êtes la servante qui ... !
- Non. Je suis la Lionne et vous allez payer pour votre trahison.
- Mais enfin, que dites-vous ? King, explique moi !
- J'ai jurer fidélité à de véritables souverains, et non pas à une putain qui quitte la couche de son mari.
- Mais cet enfant n'est pas-
- Alice, qu'est ce qu'il se passe ?!
- Rien, Nile.
- Explique moi !!
- Pas maintenant. Kyoya, je peux ?
- Occupe toi du gosse, je m'occuperai d'elle. King, occupe toi de Nile.
- A vos ordres.
 
King agrippa Nile sous les bras, Kyoya se plaça vers la tête de la princesse, elle le regarda puis entendit son bébé crier et se rendit compte qu'Alice l'avait soulever en le tenant par le cou, elle hurla mais Kyoya l'empêcha de parler et la maintenu en place en l'étranglant, des gardes arrivèrent mais aussitôt les trois amis sortirent chacun une arme qui mirent sous le cou de leurs otages, les soldats se retirèrent et les trois amis se dirigèrent vers la salle du trône où les membres les plus hauts placés de la société attendait de voir l'enfant.
La panique fut totale en voyant les trois amis arriver dans la salle du trône mais ils imposèrent vite le silence.
 
- Regardez cet enfant ! Regardez le bien ! A t-il ne serait ce qu'une seule des caractéristiques de votre Prince ?! ... Non, il ne les a pas ! Car la princesse que vous lui avez donner est une putain !
- Kyoya Tategami, le Lion du désert, a donner son propre corps pour tester la fidélité de ma princesse ! Et elle a échoué ! Non seulement elle s'est rendu coupable d'infidélité mais elle a voulu vous donner ce bâtard comme héritier !
- Laisserez vous en vie, une telle pécheresse ?! Laisserez vous en vie cette femme qui vous as tous tromper ?! ... Laisserez vous en vie ce bâtard que moi même je refuse de voir ?!
 
Les hurlements de peur de la princesse et du bébé furent tout d'un coup couvertes par des cris de rage, toutes les personnes présentes pointait la princesse en hurlant leur colère, le ton monta et bientôt le bébé et la princesse reçurent des cailloux, insultes et menaces de mort fusait de partout quand le pharaon frappa son bâton de toute ses forces sur le sol.
 
- Cela suffit !! Que voulez vous ?
- La même chose que tout le monde, leurs mort.
- Alors pourquoi avoir pris mon fils en otage également ?
- Nous ne pouvions pas nous permettre de ne pas lui faire voir la vérité.
- Mon fils, qu'avez vous à dire ?
- Cette enfant n'est pas le mien ! Je n'ai jamais toucher cette femme !
- Lion du désert, pourquoi ne pas en avoir averti mon fils ?
- La princesse a gagner mon silence à la seule condition que ma bien-aimée Alice soit gâtée comme une reine quand elle serait au pouvoir malgré qu'elle soit la favorite de votre fils.
- ... Vous pouvez procéder.
 
Kyoya fit un signe de tête à Alice, ils emmenèrent la princesse et le bébé de façon à ce que chacun dans la salle puisse voir leur visage, puis au dernier moment Alice déposa le bébé par terre et s'approcha de Nile, elle retira la dague de sa ceinture et rattrapa le bébé qui essayait de s'enfuir, il hurla et elle lui trancha la gorge puis jeta le petit corps encore chaud à la princesse qui s'évanouit après avoir hurler de terreur.
La princesse fut réveiller à coups de genoux dans les entrailles, la dernière chose qu'elle vit quand Kyoya lui trancha la gorge fut Alice levant fièrement la tête décapité de son bébé, on décapita sa tête également et on jeta les deux corps du haut des marches qui permettait d'accéder au palais.
Plus tard, Kyoya et Alice plantèrent les deux têtes sur des pics qu'ils plantèrent dans le désert à l'endroit exact ou ils avaient cacher tout ce qu'ils avaient volé des mois plus tôt.
 
- C'est fini maintenant. Le reste ira seul.
- ... Kyoya, pourquoi tu as dit ça ?
- Dit quoi ?
- Que j'étais ta bien aimée ?
- Pour faire comprendre à cet abruti de prince que je te rendrais heureuse à sa place si il ne se bouge pas.
- Je voit ...
- Déçu ? Tu aurait préférer une déclaration d'amour ou j'avais un genou à terre et pas une exécution publique ?
- Pas du tout. C'était parfait.
- Alors rentrons. On doit nous attendre.
 
Peu après l'exécution de la princesse, les habitants accusèrent les souverains d'avoir voulu faire gouverner le pays par des étrangers, la situation se dégrada rapidement et les gens employés au palais commencèrent à rejoindre le peuple qui s'était armés.
Après quelques mois, il ne restait plus dans le palais que la famille royale et les trois amis qui protégeait le prince sans prendre le temps de dormir.
 
- Pourquoi tout est devenu comme ça ? Je devais l'emmener vers une nouvelle ère, pas le détruire !
- Nile, tu dois dormir. Il se fait tard.
- Et vous ? Kyoya n'a pas dormi depuis deux jours !
- Comme si on était assez faible pour tomber de fatigue !
- J'ai l'habitude des sièges, je peux m'en sortir.
- S'il te plaît Nile.
- Et mes parents ? Ils vont bien ?
- Je ne sais pas. Ils se sont sûrement cacher quelque part.
- Tout s'effondre et c'est ma faute ...
- C'est la faute de tes parents, si il ne t'avait pas fiancé tout ça ne serait pas arriver.
- Non, c'est pas vrai ...
- Oh, ferme la et dort ! J'ai l'impression d'avoir affaire à un bébé et pas à un prince !
- C'est vrai. Ou est passer ton envie de prendre le trône ?
- Mais je ne veux voir personne mourir !!
- Nile, on s'occupe de ça. Prends juste soin de toi.
- Pourquoi vous tuez des gens ? Pourquoi ça vous amuse ?
- Parce que c'est comme çà qu'on est vivant.
- J'aurai pas mieux dit.
 
Juste à cet instant, un faucon vint se poser sur le bras de Kyoya avec un message accroché à la patte, Kyoya défit le message, le lut puis le passa à Alice qui sauta de joie.
 
- Qu'est ce qu'il y a ?! Qu'est ce qu'il se passe ?!
- Mon frère vient nous aider !
- Comment ?!
- Avec l'aide de l'armée romaine.
- J'aime pas les romains.
- Tu devras t'y faire.
- Hors de question que je fasse des courbettes devant des romains.
- Personne t'a dit que tu devrais le faire !
- Je sait mais j'y peux rien, ça me dégoûte !
- Ils arrivent quand ?
- Dans moins de deux semaines ! Je vais revoir mon frère dans moins de deux semaines !
- Et il a quoi de si extraordinaire à part que c'est un pourri ?
- Kyoya serait-il jaloux ?
- La ferme King ...
- Kyoya est jaloux ! Il veut Alice pour lui tout seul !
- Tu peux pas la fermer deux secondes ?!
- Allez, une fois sorti d'ici je vous aurais tout les quatre pour moi toute seule.
- C'est moi qui doit avoir un harem de femme, pas l'inverse !
- Ça me va. Mais si Kyoya a un harem je veux en profiter.
- Kyoya n'embarque pas King dans tes idées bizarre !
- Parle pour toi ! Tu dit que tu veux ton propre harem !
- Je dis juste que je veux qu'on soit ensemble pour toujours, c'est tout !
- Tu recommence encore avec tes illusions romantiques ... Tant que tu vas pas voir ailleurs, j'ai pas de souci avec ça.
- Je crois que moi aussi je vais devoir m'assagir comme le Lion. Et toi Nile ?
- Et moi quoi ?
- Tu resteras avec nous, une fois tout ça fini ?
- J'aurais un pays sur lequel régner.
- On dirait qu'on va devoir supporter cette chaleur un moment.
- Il y a que toi que ça dérange.
- C'est vrai que toi et Alice n'avez pas reçu le surnom des Lions du désert pour rien.
- T'inquiète pas, toi aussi tu auras ce surnom bientôt.
- J'ai pas hâte.
 
Deux semaines plus tard, des armées de romains se répandirent dans la ville, plus personne ne pouvait dormir sans être réveiller par un cri.
Et alors que tout le monde dans le palais tentait de dormir, ils entendirent un cri provenant du palais lui même, le prince se précipita dans le couloir.
 
- Père !! Mère !!
 
King, Kyoya et Alice le suivirent, jusqu'à arriver dans la réserve où Nile essayait de réveiller ses parents alors qu'à coté de lui un homme proche de la trentaine essuyait son épée couverte de sang sur la robe de la pharaonne.
 
- Père !! Mère !! Réveillez vous !!
- Tu est pathétique.
- Pourquoi as tu fait ?! Pourquoi ?!!
- Ce sont les ordres.
- Les ordres de qui ?!! Qui est le démon qui a décider de la mort de mes parents ?!!
- Peut importe, tu vas mourir également.
- Da Shan !!
 
L'homme se retourna vers Alice et lâcha son épée alors qu'elle courait vers lui pour l'enlacer.
 
- Je suis tellement heureuse de te voir !
- Moi aussi, on m'a dit que tu était retenu prisonnière pendant toute ces années !
- Non ! C'est faux ! Mais pourquoi as tu tuer les parents de Nile ?!
- Ce sont les ordres.
- Les ordres de qui ?!
- Tu n'as pas à le savoir. Je termine mon travail ici et on rentre ensemble.
- Et c'est quoi ton travail ?
- Je dois tuer les Lions du désert.
- Quoi ?!!
 
Alice recula jusqu'à heurter Kyoya qui passa un bras autour de ses épaules et dirigea son épée vers Da Shan, King se mit en position de combat pendant que Nile sortit une fiole de sous ses vêtements.
 
- Pourquoi a tu peur de moi ? Et qui est ce garçon ?
- Je suis le Lion du désert. Et Alice est la Lionne du désert.
- Impossible ! Ma s½ur n'aurait pas trahi notre pays !
- Je ne sais pas ce qu'on t'a raconter mais Alice n'a de loyauté que pour Nile et Kyoya.
- Et qui est tu toi ?
- Je suis King, le guerrier qui accompagnait la princesse Hélène.
- Tu est un traître à ton pays, je vais devoir te tuer aussi.
- Je doute que tu y arri- Nile !!
 
Tous regardèrent Nile qui respirait difficilement, agité de spasme sur le sol, Alice courut vers lui en larmes pendant que Kyoya et King ne bougeait pas.
 
- Nile !! Non !! Je t'en supplie !! Non !!
- Il s'est suicidé. ... Quel lâche.
- Nile ... Je ... Je ...
- C'est ce qui arrive aux personnes qui ne sont pas légitimes.
- Ah oui ?! Alors je n'ai qu'à mourir aussi !!
- Alice, non, je t'en supplie !!
 
Mais Alice avait déjà avaler le contenu de la fiole, elle sourit et la tendit en direction de Kyoya avant de s'effondrer, King se jeta sur Da Shan qui para difficilement l'attaque.
 
- Alice ... Pourquoi ? Tu tenait à lui tant que ça ? ... Répond moi ...
- Kyoya ! Je tiendrait pas longtemps ! Rejoint la !
- Mais elle a tout bu !
- Et puis quoi encore ?! Comme si elle allait te laisser derrière elle !
- Je vais tous vous tuer ! Vous l'avez forcer à se suicider !
- Tait toi ! Tu est aveugle ! Elle aimait Kyoya plus que tout ! Elle t'aurait arracher la peau si tu lui avait fait le moindre mal !
- Ma s½ur ne peut pas aimer un traître !
- Le seul traître ici, c'est toi ! Tu as trahi Alice !
- King ... Je vais le combattre avec toi ...
- Ne t'approche pas, imbécile ! Je mourrait au combat et si tu interfère c'est mon honneur que tu piétine !
- La mort te rend poète ...
- Qu'elle te rende suicidaire !
 
Kyoya attrapa la fiole et but le liquide restant puis s'effondra à son tour, King recula de Da Shan, écarta les bras en croix, lâcha son épée et reçut celle de Da Shan en plein c½ur.
 
- Merci ... Je vais rejoindre ceux que j'aime ...
 
Da Shan sortit du palais sans prendre le temps d'essuyer son épée, il traversa la ville et entra dans une tente puis s'inclina devant un homme portant un uniforme de général.
 
- Général, je viens d'accomplir mon devoir.
- Bien. Ou est votre s½ur ?
- Ma s½ur était la Lionne du désert, elle s'est suicidé avec le Lion du désert et le prince héritier. J'ai personnellement tuer le guerrier traître.
- Je voit. Décidément vous faites bien parti de la même famille.
- Que voulez vous dire ?
- Que vous méritez tout les deux de mourir.
 
Da Shan leva la tête pour voir le général lui ôter la vie, il tomba la gorge ouverte et agonisa lentement pendant que le général ordonnait à des soldats de nettoyer ce déchet.

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