A la recherche de la princesse

– Vos Majestés !

Un serviteur entra dans la salle du trône sans cérémonie, les deux princes qui s'y trouvait arrêtèrent de discuter et la princesse a qui appartenait le serviteur se leva furieuse.
 
– Ne sait tu donc pas qu'il faut s'annoncer avant d'entrer ?!
– Pardonnez mon immense impolitesse mais la situation est grave !
– Que se passe t-il ?
– Les navires de vos majestés qui sont actuellement au port ont été détruit ...

L'un des princes tapa du pied et jeta un regard meurtrier au serviteur, l'autre avait l'air pensif et regardait la princesse qui faisait de son mieux pour contenir sa rage.
– C'est impossible ! J'ai les navires les plus solides du continent !
– Ils sont peut être solides mais ils bougent a une lenteur ennuyante.
– Que dis tu ?! Si tes vaisseaux était aussi rapide que tu le prétend, ils ne seraient pas au fond de l'eau en ce moment !!
– Et si tu n'était pas venu fanfaronner avec toute ta flotte, tu ne serait pas dans cette situation !
– King, Nile ! Je vous prie de vous calmer ! Je suis profondément désolé que cela se soit passer sur mon territoire, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour vous dédommager de vos pertes. Néanmoins nous avons une affaire plus importante. Serviteur, que s'est t-il passer exactement ?
– C'est Le Lion Rouge, Votre Majestée.
– Le Lion Rouge ?
– Un pirate, Votre Majestée. Comme dans les vieux contes.
– Un pirate ? Un pirate a détruit nos navires ?! Vous vous moquez de moi !
– Les pirates ont disparu depuis des décennies. C'est impossible.
– Pourtant ... J'ai entendu dire que des pays ont vu leurs cotes pilles par un navire, puis deux, puis trois, ainsi de suite.
– Qu'est ce que tu sait ?
– Rien de plus. Mais les nouvelles se répandent vite chez les petites gens.

Le Prince King tourna sa tête vers le serviteur qui dansait d'un pied sur l'autre en essayant d'enlever les taches qui recouvrait ses habits.

– Serviteur, que sait tu sur ce Lion Rouge ?
– C'est un pirate Votre Majestée.
– Mais encore ?
– Il a la férocité d'un lion et le sang qu'il aurait verser aurait un jour teint un océan, c'est pour ça qu'on l'appelle le Lion Rouge.
– Vous ne nous avancez pas.
– Je ne sais rien de plus, Votre Majestée ! Ceux qui le rencontrent ne survivent pas ! Et il exécute ses camarades également !
– Vous pouvez vous retirer. ... Qu'est ce que tu en pense Nile ? Un de tes compatriotes ?
– Son nom est une insulte a mon pays. Je l'exécuterais moi même.
– King ? Tes serviteurs en savent sûrement plus. Toi et ton peuple adorer discuter au soleil.
– Je m'en vais les chercher.

Les serviteurs du Prince King furent effectivement très bavard et les écouter prit bien jusqu'au coucher du soleil.

– Résumons, ce pirate s'est octroyé la permission de jeter l'ancre dans mon port et de se servir de mes tavernes pour recruter plus d'équipages. C'est bien cela ?
– Malheureusement oui.
– Rentrez dans vos quartiers.
– Mais Alice ...
– Rentrez dans vos quartiers, j'ai dit.

Les Princes sortirent de la salle du trône pendant que la Princesse prenait la tête dans ses mains, elle resta ainsi quelques minutes puis se leva et rentra dans ses quartiers.
Elle s'assit devant son miroir, ôta ses bijoux, sa couronne, prit son épée, attrapa ses cheveux et les trancha d'un coup.
Elle ne perdit pas une seconde et entra dans les quartiers de son valet de chambre, prit quelques vêtements et les enfila a la hâte avant de se diriger vers armurerie ou elle récupéra une vieille épée un peu hors d'age.
Enfin elle sortit du château et se dirigea vers les tavernes du port qu'elle découvrit ravager, des maisons s'étaient écroulés sous les coups des boulets de canon, les pierres du pavement avait sauter ce qui avait créer des ornières et empêchait la circulation des charrettes.

– Ils sont des nôtres ! Ils boivent leurs rhum comme les autres !
– Qui chante une telle abomination ?

Elle s'approcha de la fenêtre d'une taverne et évita de justesse une bouteille jeter par un homme a l'intérieur, il se leva et empoigna le tavernier qui avait l'air sur le point de s'évanouir de peur.

– C'est ça que t'appelle ton meilleur rhum ?! C'est de la pisse de chat !!
– Je suis profondément désolé, je vais de ce pas -
– Tu est profondément désolé ?! Me fais pas rire ! Tu seras surtout profondément mort si tu me ramène pas un meilleur alcool sur le champ !!

Il planta un couteau a quelques millimètres de la main du tavernier qui s'enfuit en courant dans ses caves.
La Princesse Alice ouvrit la porte, il n'y eu plus un bruit et tout les visages se tournait vers elle, elle remarqua un criminel dont la tête était mise a prix pour une sacre somme mais elle ne put se souvenir de combien précisément puisque l'homme qui avait effrayer le tavernier l'attrapa par le col et la souleva.

– Dis donc gamin, c'est pas bien d'écouter aux portes. En plus tu devrais être coucher.
– Repose moi.
– Pardon ? Tu vient de me donner un ordre ?
– J'ai dit repose moi.
– Comme tu veux.

L'homme jeta la princesse par terre et mit un pied sur sa cage thoracique, il leva un sourcil puis sourit.

– Je devrais peut être faire de toi mon goûter.
– Vire ton pied.
– Encore des ordres ? Tu veux vraiment ta punition, petit crétin.
– T'as pas les tripes.
– Tu sait qui je suis au moins pour t'adresser a moi comme ça ?
– On t'appelle le Lion Rouge.
– Rouge ? Les paysans n'ont vraiment aucun goût ! Le rouge c'est vraiment laid. Mais permet moi de me présenter, je suis Kyoya Tategami, le Lion des Mers. Et toi tu vas nous accompagner. Du rhum pour notre nouveau camarade !

La princesse n'eut pas le temps de protester qu'un goulot de bouteille lui atterrit dans la bouche, les pirates se remirent a chanter et Kyoya, le capitaine, rigolait en la voyant essayer de recracher les litres d'alcool qu'ont la forçait a boire, elle finit par s'évanouir au beau milieu de la nuit.


Elle se réveilla dans une petite cabine avec la gueule de bois, elle regarda autour d'elle pendant plusieurs minutes avant de s'apercevoir que le capitaine était juste devant elle.

– Enfin réveiller ma jolie ?
– Ou est ce que je suis ? Qu'est ce qui s'est passer ? Oh, ma tête ...
– C'est ta première gueule de bois, on dirait.
– Pourquoi je suis ici ? J'ai du mal a me rappeler.
– Fait un effort !

Elle s'assit a cote du capitaine sur le coffre et se massa les tempes plusieurs minutes en répétant les mêmes questions puis elle baissa les bras.

– Je n'en ai aucune idée.
– Si tu te paye ma tête, tu vas passer par dessus bord !
– Je t'assure ! Je ne sais même pas qui tu est ni pourquoi je suis habiller ainsi ! Ou sont Nile et King ? Qui est tu ?!
– Nile et King ?
– Mes amis d'enfance.
– Tu te souvient qui ils sont ?
– Oui bien sur.
– Et ?
– Pourquoi je devrais te le dire ?
– Parce que je pourrais t'aider a les retrouver. J'ai des navires, beaucoup d'équipages et beaucoup d'or. Je peux faire tout ce que tu veux.
– Je ne sais pas trop.
– Bon, plus facile. Quel est la dernière chose dont tu te souvient ?
– Moi, Nile et King ont étaient en train de se réunir, on le fait tout les 5 ans. Cette fois ci c'était chez moi.
– Plus précisément ? Un emplacement par exemple. C'est ou chez toi ?
– Au palais, on discutait dans la salle du trône. Je ne suis plus en France ?

Le capitaine la regarda bouche bée puis explosa de rire en se tenant les cotes, elle le regardait avec une profonde incompréhension.

– Tu est la princesse de France et d'Angleterre !
– Oui ? Pourquoi ce rire soudain ?
– Je n'arrive pas a y croire, c'est trop beau pour être vrai !
– Quoi ? On me cherche ?
– Non, ma jolie. Et a moins d'une énorme récompense, je ne te lâche pas.
– Attend, comment ça je ne te lâche pas. Qui tu est a la fin ?!
– Je suis Kyoya, Le Lion des Mers. Mais ça tu devrais le savoir puisque tu est venu me provoquer dans la taverne la nuit dernière.
– Le Lion des Mers ?

Alice se leva d'un bond et chercha son épée du regard mais la seule qu'elle vit fut celle que Kyoya venait de lui mettre sous la gorge.

– Ne fait pas trop de raffut, j'ai des hommes dehors qui se ferait un plaisir de t'étrangler après t'avoir violer.
– Laisse moi partir !
– Écoute, j'ai du mal a croire a ton histoire alors tu vas faire gentiment ce que je te dis sinon je te jette en pâtures a l'équipage.
– Et si on commence vraiment a me chercher ?
– Je sais pas. Je verrais a ce moment la. Pour l'instant tu ne sort pas d'ici.

Dans la salle du trône, les deux princes tournait en rond, les serviteurs courait partout autour d'eux mais ils ne semblaient rien remarquer.

– Ou est ce qu'elle peut bien être ?
– Elle a laisser ses cheveux. Ses cheveux !
– Elle n'avait aucune raison de faire ça !
– Et ses habits ! On l'a enlever !
– Ne soit pas ridicule !
– Ils faut absolument la retrouver !
– Arrête de gémir !
– Que veux tu que je fasse alors ?!
– Parle a tes gens, pense a un scenario acceptable et pas une foutaise !
– C'est quoi un scenario acceptable ?! Qu'elle ait decider de partir vivre sa vie avec ses pirates en se faisant passer pour un homme ?!
– Tait toi !!

Alice était allonger sur le sol de la cabine, un tas de pièce a cote d'elle qu'elle séparait selon leur provenance, Kyoya entra dans la cabine et une bourrasque de vent dispersa les pièces.

– Qu'est ce que tu fait ?
– Je séparait les pièces par provenance. Avant que tu entre et réduise mon travail a néant.
– A quoi ça sert ?
– A ne pas passer des heures a trouver les pièces exacte au moment d'une transaction.
– On est des pirates, si on veut quelque chose on le vole.
– Alors pourquoi autant d'or ?
– Parce que je veux être riche.
– Je suis riche.
– Oui mais pour l'instant tu est juste une fille douteuse qui a perdu la mémoire.
– Je ne peux même pas sortir ?
– Non, si les autres te regardent de trop prés ils se rendront compte que tu est une femme. Et ils te voudront pour eux.
– Quel excuse vaseuse leur sert tu pour justifier le fait que je sois enfermer ?
– Que tu est mon mignon.
– C'est indécent, pervers et blasphématoire !
– Tu préfère que j'ai de vrai raison de leurs dire ça ma jolie ? D'ailleurs la nuit va se coucher et nous aussi par la même occasion.
– Moi dormir a cote de quelqu'un comme toi ? Tu as perdu la raison ?
– Voyons ça.
– Non ! Lâche moi !!

La tavernier sursauta a la vue des deux princes, son établissement n'était même pas remis en ordre après le passage des pirates.

– Vos Majestés, que me vaut ce plaisir ? Veuillez excusez l'état pitoyable de mon restaurant, je vous en prie.
– Les pirates aurait bu dans ton auberge la nuit dernière, cela est il vrai ?
– Oui, c'est bien vrai Votre Majesté. Mais ils m'ont menacer pour que je leur donne a boire et a manger ! Jamais je n'aurais servi de telles raclures de mon plein gré, je vous prie de me croire !
– Cela n'est pas pourquoi nous sommes la. C'est t-il passer quoi que ce soit d'inhabituel ?
– D'inhabituel ? Je ne saurait vous dire ...
– Une entrée impromptu par exemple. Qui aurait probablement déclencher une bagarre.
– Maintenant que vous en parlez, il y a un jeune garçon qui est entrer et a provoquer Le Lion Rouge. J'ai eu peur pour sa vie mais Le Lion l'a fait tellement boire qu'il s'est évanoui. Ils l'ont emporter avec eux au petit matin.

King retira un médaillon orne du portait de la princesse de son cou et le montra au tavernier.

– Ce jeune garçon ressemblait t-il a cette jeune fille ?
– On dirait bien. Mais il était bien moins habiller. Qui est ce ?
– Je suis désolé mais je ne peux rien vous dire. A quel heure les pirates sont t-ils partit d'ici ?
– Il devait être l'heure de la première messe.
– Nous vous remercions pour ces informations.

Ils sortirent de la taverne et montèrent dans un carrosse qui les ramena au palais.

– Je n'arrive pas a croire qu'elle ait fait ça !
– Pas moi.
– King, ce n'est pas un jeu ! Alice est en grand danger !
– Elle est intelligente, ils ne découvriront pas que c'est une femme.
– Je l'espère pour elle. Nous devons les chasser. Et je leur trancherait la tête de mes mains.


Alice se cogna contre la porte verrouillée, escalada le coffre mais il l'attrapa, déchirant un peu plus sa chemise, et la jeta sur le lit avant de l'immobiliser une nouvelle fois.

– Vas tu arrêter de t'enfuir ? Je vais devoir te trouver de nouveaux vêtements maintenant.
– Laisse moi partir !! Et ne me touche pas !!
– Arrêté de t'agiter pour l'amour de Dieu !
– Crève ! Crève, crève, crève !!
– Je vais vraiment finir par me mettre en colère !!

Quelqu'un toqua a la porte de la cabine, Kyoya se releva tout en maintenant Alice sur le lit.

– Qu'est ce qu'il y a ?!!
– C'est une urgence capitaine ! Enzo est malade !
– Oh non, Enzo ...

Kyoya se leva d'un bond et se précipita dehors sans prendre le temps de fermer la porte, Alice attrapa le manteau que le capitaine avait laisser derrière lui, le passa et sortit sur le pont.
Le soleil l'éblouit mais elle se dirigea tout de même vers le petit groupe qui entourait un enfant d'une dizaine d'année, il avait l'air horriblement mal en point.

– Enzo, tient le coup ! Enzo !
– Capitaine, cette étrange maladie va emporter notre frère n'est ce pas ?
– Non Ian, je ne laisserais pas une chose pareille arriver. Pas après que vous ayez perdu Selene sur terre.
– Vos encouragements ne nous servent a rien ! Sauvez le ou abrégez ses souffrances !
– Argo, je comprends ta colère mais-
– Je vais l'examiner.

Tout le monde se tourna vers Alice, qui s'approcha de l'enfant et commença a l'ausculter.

– Tu devais rester dans la cabine !
– Je peux peut être le sauver ! Je peut peut être aider !
– Qu'est ce que tu raconte ?
– Mademoiselle, vous n'auriez pas une pièce ou deux ? ... Il faut que je rapporte de l'argent pour pouvoir guérir ma s½ur ... Elle va mourir ... Je veux pas qu'elle meurt ...

Enzo se mit a pleurer, Kyoya détourna le regard comme si on ne pouvait plus rien faire pour le sauver.

– C'est le scorbut, je m'en doutait.
– Le quoi ?
– C'est une maladie qui arrive quand vous ne mangez pas assez bien.
– Arrête de dire des conneries ! Qu'est ce que tu en sait ?!
– Argo, fais moi confiance. Kyoya, est ce que tu aurait des fruits ou des légumes ?
– Non. Qu'est ce que tu pense faire avec ça ?
– Le sauver évidemment ! Il faut retourner sur la terre ferme dans les trois jours ou il ne survivra pas.
– Nous sommes trop loin ... On y arrivera pas.

Kyoya se leva, regarda Alice, Enzo, Ian et Argo, il regarda vers la terre ferme quelques secondes puis prit une grande inspiration.

– On se bouge ! Tout le monde a son poste ! Qu'est ce que vous faite encore la planter sur place comme des mollusques ?! Direction la terre ferme ! Vous allez me faire arriver ce navire dans les trois jours ou je vous passe tous a la broche ! C'est bien compris ?!!
– Oui Capitaine !!!

Tout d'un coup le navire ressembla a un champ de bataille, tout le monde courait dans tout les sens, montait et descendait des cordages comme des diables, certains sautant de plusieurs mètres pour accélérer le rythme.

– On peut vraiment le sauver ?
– Oui, mais ça risque de prendre du temps et je ne pense pas qu'il doit remonter sur un navire après ça.
– Mais ces frères ne l'abandonneront pas !
– Alors il va falloir que cette or passe ailleurs que dans ton coffre.
– Si il survit, je t'écoute.
– Je comprend. Il y a t-il quelque chose que je puis faire pour me rendre utile capitaine ?
– Aide moi a le transporter dans ma cabine.

Alice et Kyoya transportèrent l'enfant et le déposèrent sur le lit, il respirait difficilement et continuait a délirer.

– Il lui faut de l'eau.
– Je n'en ai pas.
– De l'eau ? Tu n'as pas d'eau claire a lui donner ?!
– Non.
– Espèce d'irresponsable !
– Mais tu as dit -
– Je pensait au moins que tu aurait un peu d'eau claire ! Cet enfant va mourir par ta faute !

Kyoya renversa le coffre dont le contenu se déversa sur le sol, une bouteille rempli d'un liquide transparent apparut a moitie enfoncer dans les pièces, il l'attrapa et la tendit a Alice.

– C'était ma réserve au cas ou on serait coincer en mer mais si ça peut vraiment le sauver ...
– Tu te crois vraiment important, c'est indigne de toi.

Elle fit s'asseoir Enzo et lui donna une gorgée d'eau, il toussa beaucoup mais ne dit rien, elle le rallongea.

– Qu'est ce que tu veux dire ?
– De quoi est ce que tu parle ?
– Tu as dit que c'était indigne de moi.
– ...
– Répond !
– J'ai cru un instant que tu était peut être bon au fond mais non, tu n'est qu'un pirate.
– Espèce de salope.
– Cela te vexe t-il ?
– Tu vas la fermer, sale chienne ?!
– Pourquoi mes paroles t'atteigne t-elle ? N'est ce pas ta fierté que d'être un pirate ?

Au port, un bateau de guerre était prêt a partir, les deux princes discutait de la stratégie a adopter sur le pont.

– Ils ont du partir vers le nord.
– Non, les vikings règnent vers le nord. Ils n'oseraient pas.
– Ils ne peuvent pas être parti vers le sud sinon j'en aurais été averti.
– Et si ils étaient parti vers ces îles a l'ouest ? Elles étaient autrefois le repaire des pirates.
– Mais aujourd'hui elles sont inhabitées !
– Peut être pas tant que ça.
– Tu propose l'ouest ?
– Je ne vois pas d'autre solution.
– Alors allons a l'ouest. ... Attend moi Alice, je vient te chercher.
– Nile, je sait ce que tu ressent mais je ne peut pas-
– Non, tait toi. Je ferais ce que j'ai a faire.

Tobio hurla du haut de sa vigie qu'il y avait une terre en vue, tout l'équipage sauta de joie et il se remirent encore plus durement au travail.

– Tu ne devrais pas rester dehors. Une princesse ne devrait pas prendre le soleil.
– Me ferait tu le plaisir de te taire Kyoya ? Je ne veux pas de tes leçons.
– Je suis sincèrement-
– Désolé ? Tu m'as battu comme on bat un âne récalcitrant et tu voudrais que je te pardonne ?
– Je ne sait pas ce qui m'a pris. Je t'assure.
– Ne me parle pas.
– Alice, je t'en supplie ...
– Capitaine, c'est l'Islande ! Nous avançons droit vers l'Islande !
– Zut, ils n'auront pas grand chose de nourrissant.
– Ce sera mieux que rien. Je retourne voir Enzo, prépare les autres a accoster.
– Alice ...

Alice ferma la porte de la cabine et s'assit a cote d'Enzo qui lui attrapa le bras, elle émit un cri de douleur.

– Il t'a beaucoup frapper.
– Ce n'est rien, je t'assure.
– Tu saigne encore.
– Je vais bien et puis c'est toi qui est important. Comment vas tu ?
– J'arrive pas a me lever, je peux rien tenir mais je suis réveiller.
– Tant mieux. Tout va s'arranger.
– C'est vrai que tu est une princesse ?
– Oui, c'est vrai.
– Tu vas rester avec le capitaine même s'il te bat ?
– Qu'est ce que tu raconte ?
– Mon père battait aussi ma mère, elle en est morte alors Ian et Argo l'ont tuer.
– Si tu pense qu'il se passe quelque chose entre moi et le capitaine tu te trompe.
– C'est toi qui est aveugle.
– Ne soit pas pas insolent.
– Je ne suis pas insolent, tu est juste aveugle. Tu ne veux rien voir, tu ne veux pas te regarder.
– Qu'est ce que je devrais voir alors d'après toi ?
– Tu aurais pu tuer le capitaine, on t'aurait tous obéi mais tu l'as laisser te frapper.
– C'est pas vrai ! Je-
– Tu n'as pas crier, tu n'as pas pleurer, tu l'as juste laisser te frapper comme on frappe une putain qui ne fait pas bien son boulot. Tu est la putain du capitaine.

Alice essaya d'ouvrir la bouche mais elle se mit a pleurer de façon incontrôlable , Enzo la regarda s'effondrer au sol, complètement indifférent.
Quelques heures plus tard, elle descendit sur la terre ferme avec une bourse pleine de pièce anglo-norvégienne, elle toqua a plusieurs portes mais personne ne lui ouvrit.
Elle arriva a la dernière maison de la ville, en pleurs et les pieds en sang quand une femme d'une quarantaine d'année lui ouvrit la porte.

– Ma pauvre fille, que t'arrive t-il ? Ses pirates t'ont t-il fait du mal ? Mais tu as des cicatrices de partout ! Et tu saigne ! Rentre vite !
– S'il vous plaît, ce n'est pas de moi dont il s'agit ! Nous avons un enfant a bord qui va mourir du scorbut si personne ne nous vient en aide ! Je vous en supplie, aidez nous !
– Tu as de la chance, je suis la sorcière du village. Amène moi cet enfant et après nous parlerons de toi.

Alice repartit aussitôt en courant, laissant des traces de sang sur son passage, elle revint avec Kyoya, tout les deux portant Enzo, ils le posèrent sur le seul lit de la petite maison.

– Je ne vais pas vous mentir, je ne sait pas si je peux sauver cet enfant. Mais je vais faire tout mon possible.
– Combien voulez vous ?
– Tutoie moi. Ce n'est pas un problème ici. Et je ne veux pas d'argent. Mais ce ne sera pas gratuit.
– Qu'est ce que vous voulez alors ? Les vieilles folles comme vous, je préfère les garder a l'½il.
– Je vais garder cette jeune fille pendant ce temps.
– Hors de question ! Vous ne la vendrez pas a quelques démons que ce soit !
– Je ne la vendrais a aucun démon, je veux juste la mettre hors de portée de l'être infâme que tu est devenu.
– Taisez vous sorcière !
– Alors je ne soignerai pas cet enfant.
– Vous êtes un démon ! Ça vous plaît donc tant que ça de vous repaître du malheur des autres ?!
– Non mais tu as l'air d'aimer te rouler dans ton propre malheur comme un cochon dans sa fange.
– Je vais vous ...
– Kyoya, arrête ! Je vais faire ce qu'elle veut !
– Tu est sure ? Je ne pourrais pas venir te sauver.
– Je n'ai pas besoin que quelqu'un comme toi me sauve.
– ... Comme tu l'entend. Je retourne au bateau.

Il se passa quelques minutes de silence après que Kyoya soit sorti pendant lesquels la sorcière examinait Enzo puis elle se mit a parler.

– Tu est la princesse de France et d'Angleterre. Tu as disparu il y a une semaine alors que tu te réunissait avec King, prince de Grèce et de Perse, et Nile, prince d'Égypte. J'ai raison ?
– C'était il y a une semaine ? J'ai l'impression que c'était il y a des années.
– Cet enfant a perdu sa s½ur avant de pouvoir se souvenir d'elle, ça lui pèse et donc il ne souhaite pas être sauver.
– Et Kyoya ?
– Cet homme ? ... Pourquoi ton c½ur bat-il ?
– Pour me faire vivre, quelle question !
– Non, je ne parle pas dans ce sens la. Pourquoi ton c½ur bat-il pour cet homme ?
– Mon c½ur ne-
– "Un pirate ? Que ça doit être excitant ! Plus excitant que de diriger ce royaume ennuyeux. Je me demande a quoi il peut bien ressembler."
– Kyoya avait raison ! Vous êtes un démon !
– Allons, allons. Ne dit pas de sornettes. Si tu le veux bien, je vais te faire cadeau de mes connaissances et ainsi tu choisiras si tu veux sauver cette homme ou non.
– Le sauver ? Le sauver de quoi ?!
– De lui même voyons. Tu as du te rendre compte a quel point il était violent quand on le confrontait a lui même.

Alice toucha son visage et ses bras, recouvert d'hématome, de coupures et de plaies ouvertes, elle ferma les yeux et tomba a genou par terre.

– Je vais te dire un secret. Son frère m'a parler.
– Son frère ? Il ne m'a jamais parler d'un frère sur le bateau.
– C'est normal, tu ne peux pas le voir.
– Continuer.
– Il s'appelle Kakeru, il est mort il y a deux ans de ça dans un continent très loin a l'ouest. Il voulait partir a l'aventure, voir le monde mais son frère lui interdisait alors un jour il s'est enfuit en voulant traverser l'océan.
– Mais personne n'a jamais traverser l'océan ...
– Son frère l'a retrouver en train de flotter quelques jours plus tard, il l'a brûler, a mis les cendres dans un collier et est parti explorer le monde mais il est triste que son frère tue des gens sur son passage, bien qu'il en sauve quelques un de la potence.
– Peut être que vous délirez.
– Va lui demander.
– Pardon ?
– Allez, va t'en ! Et ne revient pas sans une réponse claire !

Nile et King se protégeait les yeux en regardant en direction des îles paradisiaques qu'ils avaient en vue.

– Il n'y a que des barques.
– Mais ses îles sont habitées.
– Je vais les revendiquer au nom de la Grèce et de la Perse !
– Le soleil te rend fou.
– Toi, c'est l'amour qui te rend fou. Tu as tuer ta famille pour pouvoir parler d'égal a égal avec elle.
– Tu n'as pas besoin de ramener ça, c'est vieux.
– Tu avait 12 ans. Comme nous deux mais toi tu était le sixième enfant sur la liste. Le bon dernier.
– Et toi le bâtard ?! Tu n'avait aucun droit au trône !
– Mes demi-frères se sont entre tués pour avoir la place de mon père qui venait de mourir et j'avais 6 ans !
– Ça n'excuse pas-
– Je ne les connaissait pas ! Ni eux, ni mon père ! Je veux juste rendre les gens heureux Nile ! Et toi ?! Qu'est ce que tu veux ?! Pourquoi tu est monter sur ce trône de sang ?!
– ...
– Nile !!
– La discussion est close.
– Si tu lui fait du mal, je te tuerais ! Tu comprend ?! Nile !!

Enzo fit quelques pas sur le sol de la maison, pas très assures sur ses pieds, il se rattrapa de justesse a une chaise, Alice sauta en l'air en applaudissant.

– C'est génial Enzo !
– J'aimerais bien retourner sur le bateau. Ça fait presque 2 mois que je suis la.
– Encore un peu de patience, mon garçon. Alice, tu as fini la préparation pour mes rhumatismes ?
– Oui, bien sur. La voila.
– ... Tu fait vraiment du très bon travail.

Une série de coups furent donner sur la porte, la sorcière sourit en voyant Alice exploser de joie, elle ouvrit la porte et sauta au cou de Kyoya qui la souleva quasiment sans effort.

– Je suis rentrer.
– Ça fait plaisir de te voir.
– Allez vous promenez mais surtout pas de bêtise.
– Bien sur que non, grand mère.

Ils allèrent dans le bois voisin en se tenant la main, des animaux et des oiseaux saluèrent Alice a son passage, elle rendit chaque salut puis il se dirigèrent vers la source chaude du bois et se plongèrent dedans.

– Ça fait du bien après 2 semaine en mer !
– Comment ça s'est passer ?
– Très bien ! J'ai recruter de nouveaux membres d'équipages: un islandais et un norvégien !
– Tu m'en parle ?
– Le norvégien est immense ! Il fait plus de 2 m et il doit peser dans les 150 kilos de muscle ! Il est vraiment impressionnant !
– Tu n'as pas peur qu'il te tue un soir dans ta cabine ?
– Il a les épaules trop large, il ne rentre pas.
– Ça te fait un joli terrier de lapin.
– Je suis pas un lapin ! Prend toi la Tornade d'Eau du Lion !
– ... Tu vas me le payer !

Ils jouèrent dans l'eau pendant longtemps puis sortirent, se rhabillèrent et prirent le chemin du retour mais Alice s'arrêta d'un coup.

– Qu'est ce qu'il y a ?
– Je me disait ... Qu'est ce qu'il va se passer si je ne veux plus gouverner ?
– Quelqu'un d'autre prendra ta place.
– Tu le pense vraiment ?
– Oui. Qu'est ce que tu cherche a faire passer comme message ?
– Rien, rentrons.
– Avec plaisir.

Quelques semaines plus tard, Enzo fut assez en forme pour remonter sur le bateau, Alice et lui dirent adieu a la sorcière puis il partirent.

– Ou est ce qu'on va ?
– On rentre chez nous.
– Chez nous ?
– Pas loin de la d'où je vient j'ai découvert des îles. Depuis beaucoup de gens y vivent, des anciens camarades a moi qui ont voulu se poser ou qui suite a une blessure ou une maladie, comme Enzo, était trop fragile pour repartir. Il y a de tout la bas, des fruits, des animaux sauvages qu'ils ont réussi a domestiquer, des animaux d'élevage qu'ils ont importer eux même depuis mon continent, il y a des poissons, de très jolies fleurs qui t'irait a merveille et plein d'autres choses extraordinaires.
– On dirait un paradis.
– Parce que s'en est un. Je m'y installerais quand j'aurais parcouru le monde ou quand je serait trop vieux pour naviguer. Je serait heureux.
– J'ai hâte de voir ça avec toi.
– Je suis heureux de pouvoir te montrer ça plutôt qu'une montagne de cadavre et des terres désolées. Et c'est grâce a toi.

Plusieurs semaines passèrent, l'ambiance sur le bateau était a la fête quelque soit l'heure, chant, danse, rire et spectacle improvise se succédait même pendant la corvée de nettoyage du pont mais ...

– Kyoya, de la fumée ! Les îles fument !! Et il y a un bateau ! Un gros bateau !!

Alice et Kyoya montèrent a la vigie, Tobio leur passa une longue vue que Kyoya lâcha du haut de la vigie après avoir regarder, ses mains tremblait et il pleurait de rage.

– C'est un de mes navires de guerre ... Kyoya, je suis désolé.
– Qui a fait ça ?! Qui ?!!
– Seul Nile ou King aurait pu donner l'ordre d'appareiller ce monstre.
– ALLEZ TOUS AU DIABLE !!! VOUS M'ENTENDEZ ?!!! ALLEZ CREVEZ !!!

Alice attrapa Kyoya qui s'effondra d'un coup en hurlant de désespoir alors que sur le pont les pirates chargèrent leurs canons, leurs armes a feu et aiguisèrent leurs sabres.

– Kyoya, s'il te plaît. Dis leur de se calmer. Je ne veux pas que plus de sang soit verser.

Mais elle comprit en le regardant qu'il tombait dans un puits sans fond de haine, de colère, de tristesse et de regret, elle le serra contre elle et se prépara a devoir affronter ses deux meilleurs amis.
Elle réussit néanmoins a calmer assez l'équipage pour qu'ils acceptent qu'Alice et Kyoya essaye de régler l'affaire sans effusion de sang sinon il n'y aurait pas de survivant.
– Kyoya, je vais descendre la première et si j'ai besoin je t'appelle.
– Ils vont te tuer !
– Je suis leur amie. Il ne feront pas ça. Je suis désolé pour tes camarades, je ... Je vais ...
– Tu ne peux rien faire, tout a brûler. Tout. Je veux voir leur tête voler et offrir leurs cadavres a mes camarades mais je comprend tes sentiment. Offre moi juste une chose avant de descendre.
– Quoi ?
– Un baiser.
– Non, Kyoya. J'y vais maintenant.

Alice descendit a terre et regarda ses deux meilleurs amis qui écarquillèrent les yeux et devinrent muet pendant quelques secondes.

– Alice !!!

King la prit dans ses bras et la serra assez fort pour qu'elle commence a étouffer, elle lui fit signe de la lâcher et il s'exécuta, recevant dans le même mouvement une gifle monumentale.

– Qu'est ce qui vous a pris ?!! Pourquoi vous avez tout incendie ?!! A quoi ça vous a servi ?!!
– Mais Alice, c'était des pirates. Ils t'ont enlever alors ils ne méritaient que la mort.
– Ta gueule Nile !!! C'était des gens honnêtes ... Tous d'ex-pirate mais des gens honnêtes. Et vous ... Vous les avez tuez ?!! Comme ça ?!!
– Ils nous ont menacer Alice ! Ils ont proclamer leur fidélité au Lion Rouge disant qu'ils seraient près a mourir pour lui !
– Vous. Ne. Comprenez. Donc. Rien !!!
– Comprendre quoi Alice ? Tu vas rentrez avec nous et on va faire la fête dans tout nos palais, ça va être génial !
– Non !!! Je ne veux pas rentrer !! Je ne veux pas retourner gouverner la France et l'Angleterre parce que ... J'aime le Lion !!
– Qu'est ce que tu raconte Alice ? C'est une farce, n'est ce pas ?
– Vous avez détruit tout ce qu'il a construit ces deux dernières années !! Vous avez détruit sa rédemption !! Je vous hait pour l'avoir blesser a ce point !!!

Nile agrippa le bras d'Alice et la tira vers lui, il avait l'air furieux au point de pouvoir la tuer et en croisant son regard, elle hurla.

– KYOYA !!!

Nile eut a peine le temps de se reculer que Kyoya tomba du bastingage du bateau donnant un coup d'épée qui vint se planter dans le sable, faisant quand même une énorme balafre sur le visage de Nile au passage.

– Ça va ma jolie ?
– Oui, ça va. Je sais pas ce qui lui prend il est pas comme ça d'habitude.
– Alice, tu n'as pas oser te donner a ce gibier de potence ?!!
– Je n'ai pas eu l'honneur de recevoir un petit baiser mais ça ne fait pas avancer nos affaires.
– Nos affaires ? Nous n'avons pas d'affaires avec toi ! Rend nous Alice !
– Pas question. Venez la-

Tout se passa en un éclair, Nile fonça sur King qui esquiva au dernier instant et Nile planta Kyoya de plein fouet au cote gauche, il retira l'épée en riant, Kyoya regarda sa blessure puis Nile et s'écroula en essayant de se retourner vers Alice qui posa sa tête sur ses genoux.

– Enzo, ma trousse de soins maintenant !! Que personne d'autre ne bouge !! Ça va aller Kyoya. Tu va t'en sortir. Je te le promet. Je te le jure ...

Elle se pencha et l'embrassa, le rire de Nile mourut dans sa gorge et il pâlit a vue d'½il, King restait sans bouger, visiblement incapable de savoir quoi faire.
Enzo descendit avec un énorme sac et le déposa au pied d'Alice, elle l'ouvrit, prit des herbes qu'elle mâcha pendant qu'elle déchirait sa chemise puis elle cracha les herbes dans un grand pan de tissu qui était il y a peu le dos de sa chemise, elle referma le pan de tissu et déposa le tout sur la plaie béante, ensuite elle enleva la ceinture de Kyoya et essaya de lui passer le plus délicatement possible autour de la taille.

– Tu sait que j'ai plus le droit de mourir maintenant ?
– Tait toi, économise tes forces ! ... Qu'est ce qu'il faut après ? ... Oh, je sait.

Elle déposa la tête de Kyoya par terre, prit son épée et la mit sous la gorge de King qui n'avait toujours pas bouger.
– Qu'est ce que tu fait ?
– Tu vas rentrer avec ce fou furieux de Nile, dire a toute la population qu'il m'a assassiner, peut importe le motif, puis tu vas prendre le contrôle de la France et de l'Angleterre. Soit tu obéis, soit je t'exécute sur le champ et je m'occupe de Nile après.
– Et toi Alice ?
– Dans une dizaine d'année, tu reviendras ici et nous déclarera comme un pays indépendant sous ta protection. Des questions ?
– Pourquoi faire ça ?
– Parce que mon amour est ici. Même si j'aurais bien pu vous aimer tout les deux.
– Tu aurait pu aimer Nile ?!
– Tu avait une longueur d'avance mais oui.
– Nile, tu ...

King regarda le corps sans vie de Nile, avec son épée lui transperçant la poitrine, Alice s'approcha de lui, l'embrassa sur la joue puis lui ferma les yeux.

– Que l'univers te pardonne tes crimes et t'offre ce que tu as toujours souhaiter.
– Alice ...
– Emmène le. Nous avons un pays a reconstruire.
– Je reviendrais, je te le promet.

Le navire de guerre repartit et sur le pont, King regardait l'île s'éloigner au loin en tenant son médaillon serrer dans sa main.

– Je te le promet sur l'amour que je te porte au fond de mon c½ur.

Une dizaine d'année plus tard.

– Mais enfin Votre Grandeur, maintenant que vous avez conquis le continent et ses îles alentours vous prétendez qu'il en existe un autre de l'autre cote de l'océan ?!
– Oui, mon cher conseiller. Il existe un autre continent et avant d'y arriver il y a des îles, beaucoup de petites îles. Il y fait très chaud et très humide mais la végétation est magnifique et les animaux ont milles couleurs, les fruits sont délicieux et les fleurs sentent merveilleusement bon mais il y a plus important que tout ceci.
– Quoi donc ?
– J'y ai laisser une amie très chère ...
– Eh bien, dites nous de combien de centaines d'homme vous souhaitez disposez et-
– Seul.
– Pardon ?
– J'irais seul.
– ... Comme vous voudrez.

Plusieurs mois plus tard a des milliers de kilomètres de la.

– Monsieur, monsieur ... Il est mort ?

Un jeune garçon d'environ 6 ans, brun avec des reflets roux, possédant de grands yeux vert et une peau mate, faisait bouger le corps de King étendu sur la plage, il se mit soudain sur les coudes, effrayant le garçon, et recracha beaucoup d'eau de mer.

– Je suis arriver ?
– Qui t'est monsieur ? J'ai l'impression de t'avoir déjà vu.
– Moi aussi et pourtant je sais que non. Ou est ce que je suis ?
– T'est chez moi !

Le garçon croisa les bras avec un air de fierté non dissimuler, King rit doucement et caressa la tête du jeune garçon qui se mit a bouder.

– Tu me crois pas.
– Pourquoi je devrais te croire quand je conquiert tout ce que je voit ? J'ai même conquis un continent au delà de l'océan ! ... Tu est impressionner ? ... N'est ce pas ?!
– Je sais qui tu est !
– Ah ... Euh ...
– Tu est Tonton !
– Tonton ?
– Mais oui, vient avec moi ! Maman va être très contente !

Le petit garçon prit la main de King et le fit courir vers l'intérieur des terres et après quelques minutes de course, ils entendirent une voix.

– Nile ! Nile, ou est tu ? Ton père veut te voir ! – Nile ?
– Maman ! Maman, vient voir !

Le garçon se précipita vers une silhouette qui le porta jusqu'à sa hauteur, King arriva devant elle avec les larmes aux yeux.

– Regarde Maman, j'ai trouver Tonton King !
– Alice ...
– Qu'est ce qui est arriver a tes vêtements ? Un prince ne se balade pas avec des lambeaux.
– Alice !

King prit Alice dans ses bras et ils rirent tout les trois puis il s'écarta et pointa du doigt le petit garçon.
– Comment il s'appelle ?
– C'est Nile.
– Mais Nile est ...
– J'ai été surprise aussi mais il n'y a aucun doute sur la personne.
– Et ... Son père ?
– C'est vrai. Il va être content de te voir aussi.

Il marchèrent un moment dans une végétation extrêmement touffue, King s'accrochait et trébuchait tout les cinq mètres, Alice et Nile se moquait gentiment de lui puis ils arrivèrent a l'orée d'un village, devant eux un lion et une lionne était tranquillement assis.

– Des lions !!

King se roula en boule et ne bougea plus, Alice et Nile éclatent de rire et le forcèrent a se relever puis a regarder les deux lions qui n'avait pas bouger.

– Calme toi, ce sont nos familiers a moi et a Kyoya.
– Vos familiers ? Des lions ?!
– Bien sur. Après tout, Kyoya est Le Lion.
– Et le mien de familier maman ?
– Ne soit pas trop impatient, il viendra quand tu en seras digne. – D'accord maman.
– Allons y, les Leone.

Alice passa une main sur la tête des lions qui la suivirent puis ils s'allongèrent devant la porte d'une maison dans laquelle la petite troupe entra.
Kyoya regardait par la fenêtre depuis une chaise, une canne gravée a ses cotes, il tendit les bras vers Alice qui alla l'embrasser puis Nile lui sauta sur les genoux, ce qui sembla provoquer un peu de douleur a Kyoya mais il n'en montra pas plus qu'une grimace passagère.

– Comment va mon fils adore ?
– Très bien papa. Et regarde, j'ai trouver Tonton King ! Il était tout mort sur la plage.
– Gouverner un continent était tellement ennuyant que t'as voulu te suicider ?
– Ouais, je voulait en finir avec tout ça et aller très vite au paradis !

Kyoya ouvrit grand les yeux puis éclata de rire, King sourit en regardant ses vêtements en lambeaux.

– Et toi alors ? Comment ça se passe ?
– Ça va pas trop mal pour quelqu'un qu'a la trentaine. Et puis moi j'ai pas essayer de me suicider.
– T'as raison. Mais j'avais pas ton soutien.
– D'ailleurs King, tu t'est marier ?
– Non, Alice. Bien sur que non.
– Je vois. ... Et si on commençait par lui construire un lit ?
– Mais avant, j'ai quelque chose pour Nile.

Kyoya attrapa sa canne et poussa un panier de derrière sa chaise jusque devant lui, Nile descendit de ses genoux avec des étoiles dans les yeux.

– C'est vraiment le mien ?
– Oui mais fait très attention si il te mort tu vas mourir dans l'heure.
– Attend Kyoya. Quel genre de familier tu donne a ton fils a son age ?
– Un cobra royal. Pourquoi ?
– Mais vous êtes complètement inconscient !
– Je vais l'appeler Horuseus ! Et Papa j'ai quelque chose a te montrer aussi !
– Qu'est ce que c'est ?

Nile alla dans une autre pièce et revint avec ce qui ressemblait a une feuille de papier et la tendit a Kyoya.

– Regarde, j'ai inventer une nouvelle langue !
– Alors il y a marquer ... Rien du tout, poisson, rien du tout.
– Papa !!

Toute la maisonnée éclata de rire, dehors le soleil s'était coucher, les lions dormait paisiblement l'un sur l'autre et c'est ainsi que des milliers de personnes vécurent en paix sans avoir a se soucier de quoi que ce soit a par de leur bonheur.

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Comments :

  • AliceLeafwood

    26/04/2017

    22liseuses wrote: "Ouow c'est super bien écrit comme d'habitude! Ça donne tellement envie de lire la suite!
    Kyoya et Alice, fidèles à eux-mêmes... 😂
    "

    Ce commentaire me touche beaucoup trop ...

  • 22liseuses

    26/04/2017

    Ouow c'est super bien écrit comme d'habitude! Ça donne tellement envie de lire la suite!
    Kyoya et Alice, fidèles à eux-mêmes... 😂

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